L’équipe de Bénézech de la semaine du 21 juin 2010

Les Anglais ont tiré les premiers et… ont 4 joueurs dans l’équipe de Bénézech. Au même niveau les All blacks menés par un Dan Carter magistral. Les Français sont de retour avec 2 joueurs même si l’opposition n’était pas du même niveau. Pour compléter l’équipe les Ecossais qui confirment avec une 2ème victoire et 2 joueurs comme l’Australie.L’Afrique du Sud ferme la marche avec 1 seul joueur, Louw.

Equipe de Bénézech de la semaine du 14 juin 2010 :

Arrière : Porical ( France )
Ailiers : Andreu ( France ) –  Ione ( Australie )
Centres : Giteau ( AfSud ) - Smith ( NZélande )
Ouvreur : Carter ( NZélande )
Demi de mêlée :  Youngs ( Angleterre )
3ième lignes : Louw ( AfSud ) - Easter ( Angleterre ) - Croft ( Angleterre )
2ième lignes : Hamilton ( Ecosse) - Palmer ( Angleterre )                                                                                                                                                                                                                                                                                   1ère Lignes :  Franks ( NZélande )  - Mealamu ( NZélande ) - Jacobsen ( Ecosse )

Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Où en sont les All Blacks, supposé favori de la Coupe du Monde 2011 ?

Chronique du lundi 21 juin 2011.

A un peu plus d’un an de la Coupe du Monde 2011 organisée sur leurs terres, les All Blacks ne semblent pas dominer le monde du rugby comme ils le faisaient pour les éditions précédentes. Est-ce une bonne nouvelle pour eux, alors que le statut de grand favori ne leur a jamais réussi ? Ou est ce à dire que cette équipe ne sera pas à la hauteur de l’évènement ? Tentative d’explication…

Une excellente équipe sans énorme point fort ?

Là où l’Afrique du Sud présente une présence physique hors norme, où l’Australie propose une ligne de trois-quarts à la précision chirurgicale, la Nouvelle-Zélande possède actuellement une équipe qui est, bien sûr, excellente mais qui ne présente pas le points forts qui donne un avantage avant même de rentrer sur le terrain. Quand on regarde la 1ère mi-temps face au Pays de Galles ce week-end, on peut voir que leur mêlée tient la route, la touche est bien organisée, la troisième ligne colle plutôt au ballon, la densité physique et l’organisation défensive suffisante pour faire reculer l’adversaire, la charnière tente d’accélérer le jeu et d’alterner vis-à-vis de la défense, le jeu de passe des trois-quarts est bien au dessus de la moyenne et la vitesse sur les extérieurs bonne. De quoi être un entraîneur satisfaisait quand on est capable de proposer une telle addition de compétences. Mais de quoi être champion du Monde 2011 ? Sur cette 1ère mi-temps face aux Gallois, j’en doute. Par contre, sur ce que j’ai vu sur la 2ième partie de ce même match, il y a des éléments qui laissent penser que rien n’est perdu pour les All Blacks même si le compte n’y est pas encore.

La force des All Blacks aujourd’hui, c’est la capacité de certains joueurs à hausser leur niveau de jeu bien au-delà des autres pour faire la différence. C’est exactement ce qu’a réussi Dan Carter contre le Pays de Galles avec, notamment, un 2ième essai où il a rappelé à tout le monde qu’il pouvait être intouchable sur un terrain de rugby. Le fait d’avoir des joueurs capable de faire basculer les rencontres est, bien sûr, un élément incontournable pour rendre une équipe intouchable. Mais est ce que les All Blacks ont, à ce niveau, un avantage sur leurs adversaires ? Au poste d’ouvreur, les Australiens ont Cooper et Giteau qui semblent avoir une capacité à créer et à faire la différence sur leurs qualités seules, par contre les Sud-Africains n’ont pas l’équivalent même si François Steyn revenait en grâce. En Europe, Toby Flood, Stephen Jones, Jonathan Sexton et François Trinh-Duc restent un degré en dessous même si ces joueurs sont d’excellentes rampes de lancement quand leur pack avance.

Mais est-ce qu’une équipe ne peut reposer que sur un seul joueur ? Les All Blacks ont eu les amères expériences de 1999, avec Jonah Lomu, et 2007 avec Carter blessé lors du quart de finale contre la France pour savoir que la réponse est négative. C’est là où il est important de regarder l’ossature complète de cette équipe pour mesurer ses chances.

L’équipe type est loin d’être complète :

Je ne sais pas si Graham Henry est persuadé de connaître son équipe type susceptible d’attaquer la Coupe du Monde mais moi, en ce qui me concerne, j’ai l’impression qu’il y a des morceaux qui manquent. Or, à un peu plus d’un an du début de la compétition, le temps presse. Les Tri-Nations qui s’annoncent vont avoir un rôle primordial pour le destin néo-zélandais car, après, il ne restera plus beaucoup de matchs pour solidifier cette équipe type en termes de repères communs. Et le basculement entre une équipe bonne partout et une avec un ou plusieurs points forts, qui la rendent réellement supérieure, doit se faire dans les semaines qui viennent pour que cette équipe puisse attaquer sa préparation à la Coupe du Monde avec les garanties suffisantes.

Voyons où le bât blesse pour le moment. Commençons par la mêlée. Celle-ci semble correcte avec les frères Franks mais rien de plus. Tony Woodcock reste l’un des meilleurs gauchers du monde mais l’ombre de Carl Heyman plane encore sur cette équipe. Ce n’est certainement pas un hasard si la fédération sur les conseils de Graham Henry a tenté de récupérer son pilier droit. Je pense que, pour l’intérêt national du rugby néo-zélandais, la fédération devrait tenter la même manoeuvre en 2011 et essayer de récupérer son joueur le temps de la compétition et de la préparation. De toute façon les tentatives pour empêcher les meilleurs joueurs de partir en Europe ne sont pas réellement un succès. Alors autant adapter le règlement le temps d’une compétition qui revêt une importance supra nationale. En ce qui concerne le talonneur, les All Blacks ne sont pas, là-aussi, excessivement riches. Pour faire un parallèle, je dirai qu’avec Mealamu, ils possèdent leur Szarzewski mais qu’il manque un Servat. Et quand on voit l’apport de celui-ci dans la qualité de la mêlée française, les néo-zélandais peuvent continuer à chercher un 2ième talonneur, plus axé sur la puissance, comme l’était Oliver.

La touche néo-zélandaise est une belle machine, bien sûr, mais il lui manque une tour de contrôle qui ferait de l’ombre à tous ses adversaires. Je ne l’ai pas vu sur le terrain contre le Pays de Galles jusqu’à la…57ième minutes et l’entrée de Sam Whitelock. Ce seconde ligne mesure plus de 2m et présente un physique à la Matfield qui pourrait en faire la perle rare. Le problème, c’est que ce joueur n’a que 21 ans et le temps est compté pour en faire, à l’image du Sud Africain, une référence mondiale. Son utilisation dans le prochain Tri-Nations va, à ce sujet, être décisive. Il faut qu’il s’impose et je crois qu’il a les qualités physiques pour le faire. Son apport créerait alors une sacré différence et l’alignement néo-zélandais ne serait plus regardé de la même façon par les adversaires.

Au niveau de la troisième-ligne, il y a, bien sûr, Richie McCaw, l’autre joyau de la couronne. Même si les nouvelles adaptations des règles semblent jouer en sa défaveur, ce joueur reste incontournable dans l’organisation de l’équipe et la capacité de réagir face à n’importe quelle situation. A ces côtés, c’est plutôt le flou. Entre Reid, Kaino, Thompson et autre Vito personne ne s’est encore imposé et l’équilibre idéal est loin d’être trouvé. Là aussi la question de faire revenir un joueur Européen, Chris Masoe en l’occurrence, peut se poser. Elle est moins fondamentale que pour Heyman mais, au vu des performances du joueur Castrais, il peut apporter quelque chose à cette équipe.

La charnière reste un sujet sensible. Entre Dan Carter, qui n’a pas de suppléant du niveau de Nick Evans en 2007, et Cowan qui semble s’imposer mais à encore des progrès à faire notamment sur sa capacité à coller au ballon où qu’il se trouve sur le terrain, ce pourrait être l’endroit le plus fragile du squad. Au centre, les All Black ne possèdent pas encore de paire incontournable même si l’association Smith Nonu semble tenir la corde.Néanmoins, maintenant, avec Conrad Smith l’équipe possède un joueur cadre qui est en train de s’imposer comme une référence mondiale. A ses côtés, il est plus facile de bâtir et la richesse du réservoir devrait permettre de trouver des solutions.

Le trident arrière est depuis longtemps le point fort de l’équipe avec des joueurs aussi fort en termes de vitesse que de capacité à se créer des espaces pour faire la différence. Josevata Rokocoko reste la référence mais qui derrière lui ? Malili Mulaina est blessé et aura 31 ans l’an prochain. S’il revient à son meilleur niveau il reste un cadre incontournable sinon, et c’est ce que fait actuellement Graham Henry, il faudra s’appuyer sur la jeune ( trop jeune ? ) génération. Est ce que ces joueurs, avec de formidables qualités, auront suffisamment de temps pour s’aguerrir au plus haut niveau et surtout, est ce que ces joueurs seront capables de résister à la pression de tout un pays au moment de l’épreuve ?

La jurisprudence équipe de France  2007 ?

La dernière inconnue concerne la capacité des All Blacks à jouer le rôle de favori et leur capacité à supporter la pression qu’ils vont subir pendant les mois qui précèdent et surtout le mois et demi de compétition. L’équipe de France de 2007 a prouvé que l’élément extérieur pouvait avoir un rôle négatif important. L’avantage que possède cette équipe, c’est qu’en ne survolant pas le rugby mondial actuellement, l’équipe néo-zélandaise s’enlève une pression qui n’aurait fait que monter à l’approche de la compétition. Si la Nouvelle Zélande n’est qu’un outsider parmi d’autres et que le grand favori reste l’Afrique du Sud, il sera plus facile pour Graham Henry et ses joueurs de gérer la situation.

Le fait aussi que l’entraîneur doit s’appuyer sur une nouvelle génération de joueurs, jeunes donc insouciant, peut permettre d’apporter une bouffée d’air frais qui compensera celui plus irrespirable de joueurs qui se savent jouer la dernière grande compétition de leur carrière. Comme toujours, tout est question d’équilibre et un squad qui joue la complémentarité entre expérience et jeunesse peut, peut être, être le squad gagnant pour Graham Henry…

L’équipe de Bénézech de la semaine du 14 juin 2010

Cette semaine, ce n’est pas les français qui font l’équipe de Bénézech. Mis à part Julien Bonnaire difficile d’en sauver un même si Clerc, Nallet, Lauret, Dusautoir et Domingo – Mas en première mi-temps n’ont pas démérité. Par contre quelle impression laissée par la 2nde ligne Sud Africaine et l’apparition d’un nouveau poison derrière avec Aplin le feu folet. 5 Sud Africains complétés par 4 néo-zélandais et 4 Australiens, c’est l’hémisphère Sud qui prend le pouvoir. 1 français donc et 1 anglais pour sauver l’honneur, c’est effectivement peu pour l’hémisphère nord !

Equipe de Bénézech de la semaine du 14 juin 2010 :

Arrière : O’Connor ( Australie )
Ailiers : Aplin ( Afrique du Sud ) –  Ione ( Australie )
Centres : Fourie ( AfSud ) - Smith ( NZélande )
Ouvreur : Cooper ( Australie )
Demi de mêlée :  Cowan ( NZélande )
3ième lignes : Louw ( AfSud ) - Bonnaire ( France ) - Elsom ( Australie )
2ième lignes : Matfield ( AfSud) - Rossouw ( AfSud )                                                                                                                                                                                                                                                                                   1ère Lignes :  Cole ( Angleterre )  - Mealamu ( NZélande ) - Franks ( NZélande )

Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Tournées = Compétition à la con !

Chronique du lundi 14 juin 2010.

La mécanique des Tournées est vieille comme le monde et commence sérieusement à m’ennuyer. Il n’y a rien à espérer de ces matchs qui se situent au moment de partir en vacances pour l’hémisphère nord et au moment d’un pic physique pour l’hémisphère sud. 66 points encaissés par l’Irlande, 42 points par la France, 27 points encaissés seulement par l’Angleterre mais après un 20 à 0 qui a vu les Australiens gérer leur fin de match, qu’y a t’il à attendre de matchs aussi déséquilibrés ? Tentative d’explication…

Les Tournées ne sont pas équitables :

Que ce soit en novembre ou en juin, les Tournées ne permettent pas aux équipes de se montrer sous leur meilleur jour. A l’automne, ce sont les équipes de l’hémisphère Sud qui arrivent en fin de saison et, entre les blessés et les joueurs qui ont du mal à se remotiver, qui n’ont pas la capacité de proposer leur meilleur rugby. En juin, ce sont, en revanche, celles de l’hémisphère nord qui sont au bout du rouleau parce que les joueurs Européens ( Français et Anglais surtout ) jouent plus que leurs adversaires et ont du mal à rester dans une forme acceptable au moment d’affronter des adversaires qui, plus est, en sortant du Super 14, sont quasiment sur un pic de forme physique avec une explosivité qui a pu profiter de la combinaison idéale, préparation physique plus une dizaine de matchs où le rythme est soutenu.

Ces déséquilibres, entre le niveau des 2 hémisphères selon ces 2 périodes de l’année, font que, en plus de proposer un cadre de compétition transparent, les tests matchs accouchent souvent d’une frustration en termes de jeu. Si vous êtes supporters de l’équipe de France, vous avez, bien sûr, aimé la victoire de Toulouse en novembre dernier. Mais si vous êtes un spécialiste du rugby à l’analyse objective et neutre, vous ne pouvez être que déçu par le niveau de jeu du champion du monde en titre ce jour-là. Pareil pour ce week-end. Le match était plié après 10 minutes et le niveau des champions d’Europe ne pouvait qu’être jugé décevant.

Un tel état de fait est dramatique pour le rugby car même les plus passionnés ne peuvent que se sentir frustrés par des matchs qui ne délivrent pas tout le potentiel que l’on pourrait attendre au vu de la qualité des joueurs sur le terrain. Que faire ? Surtout pas ce que l’International Board vient de décider. Et oui, l’International Board, pour des raisons purement financières, a décidé de revenir à l’ancienne version des Tournées avec matchs de province et un seul pays visité. Ce qui veut dire que si cette règle s’était appliquée pour la Tournée 2010 de l’équipe de France, il aurait fallu jouer un 2ième test contre les Springboks et pourquoi pas un troisième. En étant réaliste et surtout en évitant de passer au travers du début de match, l’équipe de France aurait pu espérer faire jeu égal avec leur adversaire pendant une heure avant de baisser de pied face à des joueurs beaucoup plus frais à ce moment de la saison. Et qu’espérer d’un 3ième test match où l’entraîneur Sud Africain aurait fait tourné son effectif en prévision des Tri-Nations. Et le supporter dans tout ça ? Heureux de voir 3 fois la même opposition pour, peut-être, 3 fois le même résultat. A vous de me dire…

En tout cas ce qui est sûr, c’est que les Tournées en l’état ne sont pas l’avenir du rugby. Il ne faut pas oublier d’où vient ce format. Il date du début du XXème siècle, c’est à dire d’une époque où voyager de Nouvelle Zélande au Royaume-Uni prenait 1 mois en bateau. De même, le principe d’une série de tests enchaînés entre 2 équipes n’est pas la formule la plus moderne qui soit en rugby. Que ce soient les spectateurs ou les joueurs, il devient vite lassant d’avoir les mêmes oppositions et ce d’autant plus que ce type d’affrontement n’a aucune finalité. Les tests-matchs, c’est quoi ? Des matchs amicaux ? Des rencontres pour l’honneur ? Un moyen de marquer des points au classement IRB ? Au moment d’un rendez-vous planétaire aussi incontournable que la Coupe du Monde de football, le système des tests-matchs prend un vrai coup de vieux.

Si des nations comme la Nouvelle Zélande ou l’Australie ont besoin d’argent, il y a de bien meilleures solutions à trouver que d’organiser un tour du pays pour l’équipe en visite comme un vulgaire cirque Fratinoni ou une énième rencontre entre ces 2 pays du côté du Japon ou des Etats-Unis. L’International Board doit avoir une vraie stratégie pour mettre en place une compétition complémentaire à la Coupe du Monde pour enrichir les confrontations entre les 2 hémisphères du rugby et en finir avec des Tournées qui, à l’ère de l’A380, n’ont plus vraiment de sens…

Super 14 contre Top14, un faux débat :

Dire que la défaite de la France face à l’Afrique du Sud est dû à la faiblesse du Top14 face au Super 14 comme l’a, d’une certaine manière, fait l’entraîneur Sud Africain ne correspond pas à la réalité. C’est vrai qu’il y a une différence entre les 2 compétitions mais elle vient d’abord et surtout de la durée de ces compétitions. Le Super 14 dure 2 mois et demi avec une préparation de 1 mois et demi alors que le Top14 s’étend sur 9 mois avec une préparation de 1 mois et demi seulement pour les joueurs internationaux. Mais, en plus de cela, les joueurs des équipes nationales de l’hémisphère sud ont aussi de nombreuses plages de repos entre les compétitions avec notamment, pour certains, la possibilité d’éviter les matchs de province. Ce qui fait, à l’arrivée, une différence de match qui peut aller du simple au double. A certains moment de la saison, comme le mois de juin, c’est un énorme fossé qui joue largement en défaveur de l’hémisphère nord. L’explosivité et la force physique des joueurs Sud Africains, Néo-zélandais et Australiens ne font qu’une bouchée de la fatigue et du manque de vitesse des Européens !

Autre différence, le fameux fait que, comme il n’y a pas la peur de descendre en Super 14, c’est tout bonus pour le jeu, ce qui est censé donner des armes supplémentaires à l’hémisphère sud. Mais c’est justement tout le contraire. C’est l’hémisphère nord habitué des matchs à gros enjeux qui possède un avantage. Rappelez-vous le 1/4 de finale de Cardiff où les néo-zélandais s’entêtaient à marquer un essai alors qu’ils étaient en position idéale pour réussir le drop qui aurait tout changé. Et puis surtout, jusqu’à preuve du contraire, dans une Coupe du Monde c’est toujours la force de la défense qui permet de prétendre au titre de Champion du Monde car pour remporter les rencontres il faut commencer par prendre le dessus physiquement sur l’adversaire et c’est généralement la défense qui s’y prête le mieux. C’est vrai que les joueurs de l’hémisphère sud ont une compétition idéale pour avoir du rythme ( multiplication des temps de jeu ), une technique individuelle de haut niveau ( tendance à jouer beaucoup quelques soient les situations ) et une explosivité impressionnante ( compétition courte ). Mais, de l’autre côté, les équipes de l’hémisphère nord comme la France ou l’Angleterre ont d’autres arguments à faire valoir comme la capacité à marquer des points en étant opportunistes, l’organisation défensive et surtout à se surpasser dans des conditions extrêmes.

Les joueurs du Super 14 sont de magnifiques athlètes mais pas toujours des joueurs de rugby. Une compétition comme le Super 14 est trop artificielle pour permettre à ces joueurs de véritablement progresser. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ce sont les Sud Africains qui sont champion du Monde. Leurs joueurs ont la chance de disputer une autre compétition, la Currie Cup, où la victoire vaut cher et où l’engagement physique et mental est total. C’est peut-être plus dans la complémentarité entre ces 2 compétitions, ajouté à un nombre de matchs joués qui reste correct, qui fait des joueurs Sud Africains des champions du Monde en puissance en ce mois de juin 2010…

L’équipe de Bénézech de la saison de HCup 2009 – 2010

Lundi 7 juin 2010 :

Au tour de la Coupe d’Europe et de la HCup cette fois. Triomphe français et Toulousain, bien sûr, avec 6 joueurs. Impressionnant. Derrière Biarritz, le finaliste, ne fait rentrer que 2 joueurs dans cette équipe au même titre que… Northampton, la surprise au vu de leurs résultats ( quart de finale seulement ) mais cette équipe est passée plusieurs fois très près de l’exploit. Ensuite l’équipe de Bénézech se partage entre 2 provinces Irlandaises, Leinster et Munster, 2 Gallois, Cardiff et les Ospreys,  et Clermont avec Morgan Parra, le seul joueur à faire partie de l’équipe de Bénézech en HCup et en Top14. Belle saison pour le jeune demi de mêlée…

Equipe de Bénézech de la saison de HCup :

Arrière : Poitrenaud ( Toulouse )
Ailiers : Ngwenya ( Biarritz ) –  Bowe ( Ospreys )
Centres : Earls ( Munster ) - Jauzion ( Toulouse )
Ouvreur : Skréla ( Toulouse )
Demi de mêlée :  Parra ( Clermont )
3ième lignes : Heaslip ( Leinster ) - Dusautoir ( Toulouse ) - Dawson ( Northampton )
2ième lignes : Thion ( Biarritz) - Davies ( Cardiff )                                                                                                                                                                                                                                   1ère Lignes :  Lecouls ( Toulouse )  - Servat ( Toulouse ) - Tonga’uiha ( Northampton )

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L’équipe de Bénézech de la saison de Top14 2009-2010

L’équipe de Top14 de la saison 2009-2010 est dominée par… Castres ! Et, oui, n’oubliez pas que les Castrais ont longtemps fait la course en tête et que, s’ils se sont écroulés sur la fin, c’est surtout dû à un manque d’expérience des matchs couperets. Autour des 3 joueurs Castrais, on retrouve bien sûr les Clermontois avec 2 joueurs ainsi que Toulon dont on voit l’importance des individualités ( et encore Van Niekerk ne figure pas dans les 15 meilleurs ) et Perpignan.

Les grands absents sont les équipes dont la saison a été plus que laborieuse : Stade Français, Montpellier, Montauban ( Bélié n’était pas loin d’y être ). Bayonne se sauve grâce au meilleur marqueur d’essai de la saison : Gerber, Bourgoin voit, avec la présence de Genevoix, la récompense d’une saison qui aurait dû mal se terminer sans la qualité e des joueurs et leur état d’esprit irréprochable et Albi, malgré sa dernière place, présentait 2 postulants possibles : Boulogne et Lakafia.

En tout cas, j’attends vos réactions !

Equipe de Bénézech de la saison de Top14 2009-2010 :

Arrière : Palisson ( Brive )
Ailiers : Andreu ( Castres ) –  Gerber ( Bayonne )
Centres : Marty ( Perpignan ) - Traille ( Biarritz )
Ouvreur : Wilkinson ( Toulon )
Demi de mêlée :  Parra ( Clermont )
3ième lignes : Masoe ( Castres ) - Chabal ( Racing-Métro ) - Fernandez-Lobbe ( Toulon )
2ième lignes : Tchalé-Watchou ( Perpignan ) - Rolland ( Castres )
1ère Lignes :  Zirakaschvili ( Clermont )  - Genevoix ( Bourgoin ) - Poux ( Toulouse )

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L’équipe de Bénézech de la finale de Top14 2010

C’est Clermont qui, bien sûr, s’impose aussi dans l’équipe de la finale avec 9 joueurs contre 6 aux Catalans. Equilibre parfait au niveau des avants, la 1ère ligne de Perpignan contre la 3ième ligne de Clermont, pour faire court. Et c’est, comme pendant le match, la charnière Auvergnate qui fait pencher la balance du côté des jaune et bleu bien aidée par le bon match d’Anthony Floch qui a aussi su apporter sa contribution au score…

Equipe de Bénézech de la finale de Top14 2010 :

Arrière : Floch ( Clermont )
Ailiers : Planté ( Perpignan ) –  Nalaga ( Clermont )
Centres : Marty ( Perpignan ) - Joubert ( Clermont )
Ouvreur : James ( Clermont )
Demi de mêlée :  Parra ( Clermont )
3ième lignes : Tuilagi ( Perpignan ) - Bonnaire ( Clermont ) - Lapandry ( Clermont )
2ième lignes : Tchalé-Watchou ( Perpignan ) - Cudmore ( Clermont )
1ère Lignes :  Mas ( Perpignan )  - Ledesma ( Clermont ) - Freshwater ( Perpignan )

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Finale de Top14 : un sentiment mitigé !

Chronique du lundi 31 mai 2010.

Que faut-il garder de cette finale de Top14 version 2009-2010 ? La beauté d’un couronnement enfin atteint par les Clermontois ou la pauvreté d’un match gâché par des Catalans à côté de leurs pompes ? Un peu des 2 sûrement…

Clermont et ses 100 ans de solitude…

Il est évident que ce qu’il faut retenir de cette saison, c’est que, enfin, les Clermontois sont devenus champion de France. L’ironie de l’histoire, c’est qu’ils ont gagné leur premier titre national, la saison où ils ont le moins bien joué. Mais la logique de l’histoire, c’est qu’ils l’ont gagné la saison où ils ont été le plus déterminé. Les Auvergnats ont enfin compris que, lors d’une finale, c’est toujours l’équipe qui en veut le plus qui l’emporte. Et de détermination, ils en ont fait preuve en ce samedi, presque trop même quand on voit certains mauvais gestes qui auraient pu être beaucoup plus sanctionnés ( rucking bien près du visage, Morgan Parra qui prend à vide Jérôme Porical qui vient de taper une chandelle,… ). Heureusement pour eux, l’arbitrage a été généreux et c’est tant mieux pour le rugby français. Clermont est une référence de son histoire, un magnifique club avec un public exceptionnel, que tous ces gens soient remerciés pour leurs efforts et leur passion pour ce jeu !  Comme ce n’est pas le volcan,heureusement, qui allait se réveiller, il fallait bien que ce soit l’équipe de rugby qui mette le feu à la ville…

Mais il n’y avait pas que de la détermination dans le jeu Auvergnat, il y avait aussi des bases solides. La mêlée a tangué mais n’a jamais lâché face au monstre à 16 pattes Catalan. La touche a été admirable et a certainement fait basculer le titre en faveur des auvergnats. Cette phase de jeu, qui avait coûté si cher lors des finales précédentes, a enfin permis aux Clermontois d’avoir une base de lancement sûre, mieux même, puisqu’elle a longtemps privé les Perpignanais de ballons et a été à la base de la frustration qui les a vu si mauvais sur les rares balles d’attaque qu’ils ont voulu jouer. Bravo à Bonnaire pour l’ensemble de son oeuvre et à Lapandry qui a amené, cette saison, une solution supplémentaire et essentielle pour compléter une deuxième ligne qui ne possède pas de tour de contrôle en tant que tel.

L’autre base essentielle de cette victoire est, bien sûr, la charnière et sa capacité à gérer et à peser sur le match. Brock James a été parfait dans l’alternance jeu au pied, jeu au large et ballons portés dans la défense. Il a su toujours mettre le ballon là où c’était le plus gênant pour les Catalans. Il est même, par sa percée, à l’origine de l’essai de Nalaga. Morgan Parra a été à la fois le patron de l’équipe par sa détermination, et c’était essentiel pour une équipe comme Clermont si friable à ce niveau-là, et le buteur qui a rapidement permis à l’équipe de prendre le score et de toujours avoir une avance qui donnait de la confiance à tout le monde. C’était, là aussi, essentiel. Derrière ces 2 là, ça a été solide, Joubert et Rougerie ont contrôlé leurs adversaires, Nalaga a marqué un bel essai de 3ième ligne percutant qu’il est devenu cette saison et Anthony Floch a rappelé à Vern Cotter que sa vitesse et sa vista restent indispensables à l’équipe cette saison. Pas le meilleur cru de l’AS Clermont Auvergne version Cotter mais définitivement le plus déterminé à gagner le titre et c’est cela qui compte avant tout. L’été va être chaud à l’ombre des volcans d’Auvergne…

Perpignan bien loin de son niveau…

2 matchs en 5 semaines représente bien l’hérésie que j’avais dénoncée la semaine dernière. Je ne pensais même pas en écrivant mon blog que les erreurs du calendrier nous obligeraient à une si faible finale en termes de qualité de jeu. Mais on ne peut pas demander à une équipe, quelle quel soit, de proposer son meilleur rugby alors qu’elle a été mise sur la touche pendant autant de temps. Autant s’il est possible de garder une mêlée compétitive par le travail d’entraînement, autant cela devient plus aléatoire pour la touche où le moindre grain de sable peut venir gripper la précision. Et quand ce grain de sable s’appelle Bonnaire… Par contre pour les trois-quarts, ce n’est même pas la peine d’y penser. 5 semaines avec 1 seul match pour préparer une finale, c’est la garantie de perdre les timing d’intervention, la vitesse de transmission et de décision au coeur de la défense adverse. En rugby, il n’y a que la compétition qui permet à l’équipe de progresser ou, au moins, dans le cas de Perpignan, de rester à leur niveau. C’est une vérité qui, ce samedi, est allée au-delà du pire. Même si les Catalans se sont montrés puissant pendant 1 heure dans le défi physique, s’appuyant sur une épine dorsale Mas en mêlée, Tchalé-Watchou et Olibeau en défense, Tuilagi en percussion et Tonita au four et au moulin, le déroulé de la rencontre voyait leur jeu se déliter progressivement mais inéluctablement. Ca en devenait même caricatural dans les dernières 20 minutes. Les coups de pied ratés de Jérôme Porical ne faisant qu’accélérer la mise à mort.

Cette finale ratée devrait servir de leçon a la Ligue qui doit, dès à présent, démarrer une campagne de lobbying auprès de l’ERC pour faire avancer les phases finales de la Coupe d’Europe à début mai, au plus tard. Bien sûr, cela ne concernera pas la saison prochaine puisque les instances du rugby ont toujours voulu arrêter les dates des matchs des années à l’avance. Ce qui veut dire que, la saison prochaine, un club qui peut prétendre à la 1ère ou 2ème place au classement du Top14 et qui serait éliminé des demi-finales de la HCup ou du Bouclier Européen aurait intérêt à perdre ses derniers matchs de saison régulière pour terminer 3ième ou 4ième et s’assurer de jouer un match de barrage pour éviter, comme Perpignan cette saison, de passer 3 semaines sans rencontre puis 2 semaines avant, éventuellement, de jouer la finale. Ca parait une tactique risquée sur le papier mais, dans la réalité, elle ne l’est pas tellement que cela. Un barrage à domicile face à une équipe moins bonne reste un risque mesuré en tout cas beaucoup plus sûr que celui de jouer une finale en n’ayant disputé qu’une rencontre dans les 5 semaines qui précèdent !

Note d’humour pour conclure : Le rêve Landais.

Il paraît que, depuis hier soir, le champagne coule à flot du côté de Dax. Et oui, les Landais, autres grands malheureux des finales de championnat de France, se prennent à rêver après le sacre Clermontois, se disant que, eux aussi, doivent maintenant pouvoir le faire, que la malédiction des finales perdues n’était finalement qu’une invention de journalistes. Le léger point de détail qui, bien sûr, manque aux cerveaux Landais ( oxymore ), c’est que, dans le monde, il se vend beaucoup plus de pneus que de cures thermales. Dommage…

L’équipe de HCup de Bénézech du 25 mai 2010

Cette semaine les finales sont à l’honneur, H Cup et Bouclier Européen. Et ce sont les vainqueurs qui sont à l’honneur : 7 Toulousains et 5 joueurs de Cardiff. Biarritz ferme la marche avec 3 joueurs et Toulon ne figure pas dans cet équipe. Le seul qui aurait pu y prétendre c’est S.B. WIlliams mais, au centre, la concurrence était rude…

Equipe de Bénézech du 25 mai 2010 :

Arrière : Balshaw ( Biarritz )
Ailiers : Ngwenya ( Biarritz ) –  Halfpenny ( Cardiff )
Centres : J. Roberts ( Cardiff ) - Fritz ( Toulouse )
Ouvreur : Skréla ( Toulouse )
Demi de mêlée :  Kelleher ( Toulouse )
3ième lignes : X. Rush ( Cardiff ) - Dusautoir ( Toulouse ) - Lund ( Biarritz )
2ième lignes : Albacete ( Toulouse ) - Davies ( Cardiff )
1ère Lignes :  Lecouls ( Toulouse )  - Servat ( Toulouse ) - Jenkins ( Cardiff )

Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !

Calendrier : Quel gâchis !

Chronique du mardi 25 mai 2010.

Cela fait 2 week-ends qu’une équipe qui sort de 3 semaines de repos affronte une équipe qui a trop joué. Du coup, des matchs qui semblent pouvoir nous offrir ce qui se fait de mieux dans le rugby français, et donc européen, nous laissent sur notre faim. Certains diront que c’est la faute à pas de chance mais j’ai bien l’impression que l’on devrait revivre le même scénario l’année prochaine. Explications…

L’imbrication HCup/ Top14 n’est pas bon :

Que ce soit Perpignan face à Toulouse en demi-finale du Top14 ou Biarritz face à ces mêmes Toulousains, à chaque fois, l’équipe qui n’avait plus joué depuis 3 semaines a connu des hauts et des bas dans un match qu’elle ne pouvait totalement maîtriser. Bizarrement, Biarritz a dominé le début et la fin de match là, où, pour Perpignan, c’était plutôt le milieu. Mais à chaque fois ces équipes ont manqué de la maîtrise totale que l’on peut attendre d’elles en fin de saison. Et leur adversaire, Toulouse, n’a, lui non plus, pas offert son plus beau visage.

Les 2 matchs étaient frustrants dans le sens où on pouvait en espérer beaucoup plus en termes de jeu et d’organisation. La demi-finale du top14 encore plus que la finale de la HCup. Entre des Catalans qui ont commis beaucoup de fautes et des Toulousains la tête déjà tournée vers le match suivant, la rencontre ne s’est jamais totalement lancée et la frustration était grande de voir ces 2 équipes jouer à seulement 60% de leur possibilité. Et encore, pour Toulouse, c’était 60% des possibilités d’une équipe mixte. En ce qui concerne la finale de la HCup, il y a moins à dire. D’un côté les avants Toulousains ont eu suffisamment de ressources pour maîtriser la rencontre et, de l’autre, les joueurs Biarrots ont, eux, réussi à optimiser un potentiel qui est plus prés d’une 7ème place en Top14 que de celle de finaliste en HCup.

C’est vrai que dans les 2 cas, Perpignan et Biarritz, on a vu des joueurs qui avaient retrouvé de la fraîcheur physique et qui, grâce au travail physique effectué dans l’intervalle ont fait montre d’une explosivité presque de début de saison. Le problème, c’est que dans l’animation offensive et ses manques, on avait aussi l’impression de voir des matchs de début de saison. Et que, du coup, ce qui aurait du être un formidable combat, je pense là uniquement à la rencontre Perpignan – Toulouse, ne sera qu’un brouillon où le vainqueur était, de par l’impasse annoncée par Guy Novès, déjà quasiment connu avant le match. Quel gâchis ! L’affrontement entre le vainqueur du Top14 2009 et le vainqueur de la HCup 2010 méritait mieux, beaucoup mieux !

Et le pire, c’est que ce n’est pas fini ! Perpignan va jouer la finale, samedi prochain, en ayant joué seulement 2 matchs en 5 semaines. Les Catalans ont certainement l’impression d’avoir fait le plus dur, battre Toulouse après un arrêt de 3 semaines, mais c’est lors de la finale que ces coupures risquent de se voir le plus. Face à un adversaire qui aura eu une coupure d’une semaine après avoir enchaîné les matchs, les Catalans vont certainement souffrir d’un manque de rythme et de ces automatismes qui fonctionnaient si bien lors de la fin des matchs de saison régulière. Et, cette fois, il ne faudra pas compter sur l’impasse faite sur le match par son adversaire. Enfin, je ne pense pas, Clermont devrait tout donner dans la bataille, et même plus… Et la logique implacable du sport de haut niveau devrait faire que les Catalans vont bloquer à un moment donné par manque de rythme, un peu, car la fraîcheur physique retrouvée compensera, et de travail des automatismes en compétition, beaucoup, car c’est seulement en enchaînant les matchs qu’une équipe peut se construire techniquement.

Surtout ne rien changer :

Alors, bien sûr, avec la difficulté des Clermontois à remporter une finale, on devrait quand même assister à un match serré mais quand même. Le rugby français peut offrir de formidables spectacles aussi beaux dans l’intensité que dans la manière à l’image du Clermont – Toulon de la demi-finale. C’est même nécessaire pour se montrer attractif auprès d’un large public et continuer à se développer. Et c’est là où le bât blesse. Avec un calendrier qui ne tient pas compte des joueurs, non seulement il augmente le risque de blessures mais en plus il dénature le spectacle qu’il propose.

Que faire ? Oh, surtout rien c’est quand même là que les instances dirigeantes du rugby sont les meilleures. L’immobilisme, le statu-quo,… ces mots qui sonnent si bien à l’oreille des dirigeants aussi bien à l’IRB, à l’ERC, qu’à la LNR ou à la FFR. Mais vous allez me dire que, justement, le rugby français a réussi un formidable changement avec l’instauration des barrages qui permet de qualifier 6 clubs plutôt que 4. Nous n’aurez, alors, tort qu’en partie. D’abord, ce changement vient d’une pression du diffuseur Canal+ et non directement de la Ligue. Ensuite ce changement n’a rien modifié en termes de résultats sportifs comme l’a si bien souligné Guy Novès, ce sont les 4 premiers qui ont joué les demi-finales. Enfin, la lutte pour la 6ième place existait déjà par le passé et elle était d’une grande importance pour les clubs, puisque synonyme de qualification en HCup.  Et elle était déjà passionnante sauf que moins médiatisée. Bravo, donc, à Canal + pour avoir mieux communiqué sur quelque chose qui existait déjà mais ce n’est pas d’habillage marketing que le rugby a besoin. Ou pas seulement.

Le rugby mondial a besoin d’un calendrier cohérent et de compétitions attractives donc nouvelles. Je ne reviens pas là-dessus pour l’avoir déjà exprimé dans cette chronique. Et j’ai dû être sacrément écouté puisque l’IRB vient de décider de revenir à un format de tournées avec matchs de province qui avait disparu depuis plus de 10 ans. Le rugby français, lui, a besoin de mieux protéger ses joueurs et ses équipes en les faisant jouer moins et mieux. Comment ? En prenant le problème par tous les bouts, il n’existe pas beaucoup de possibilités. En ce qui concerne la fin de saison démentielle où finales de HCup et de Top14 s’entremêlent trop dangereusement, il faut arriver à faire machine arrière et avancer la finale de HCup d’une bonne quinzaine de jours comme c’était le cas jusque-là. En ce qui concerne la qualité de jeu offerte aux spectateurs de plus en plus nombreux, que ce soit pour l’équipe de France ou pour les clubs, il n’y a pas d’autre solution que de réduire à 12 clubs l’élite du rugby français. C’est dommage pour les Albi, Montauban, Dax, Auch ou même La Rochelle mais entre le fait de déjà connaître l’équipe qui finira 14ième avant même le début de la compétition et la possibilité de hausser le niveau du rugby français et de, peut-être, se donner toutes les chances de devenir, enfin, champion du Monde, je crois qu’il n’y a pas photo…