Les 3 règles et demi pour battre la Nouvelle Zélande !
Chronique du lundi 15 juin 2009.
L’équipe de France a livré un superbe combat pour battre la Nouvelle-Zélande 27 à 22 et créer la surprise lors de ce premier test. Tout au long de ce match, les joueurs tricolores ont démontré que les règles pour battre les All Blacks sont immuables et que, samedi prochain, à Wellington, il faudra à nouveau bien les respecter pour espérer réussir l’exploit du doublé. Revu de détail…
Règle N°1 : Gagner le combat physique.
Les All Blacks ont l’habitude de jouer en avançant, c’est à dire de dominer physiquement leurs adversaires. Ils ne sont que très rarement mis sous pression et lorsque cela arrive, ils ont beaucoup de mal à développer leur jeu. Plus en tout cas que n’importe quelle équipe car ils ne savent pas jouer à reculons, vu que cela leur arrive très rarement. C’est encore une fois ce qui s’est passé ce samedi, sur le terrain de Dunedin, où les avants français ont livré un combat impitoyable, entre un Thierry Dusautoir au four et au moulin et un cinq de devant ne relâchant jamais son étreinte sur un adversaire dont il a rapidement pris la mesure. La pression ainsi exercé a permis aux français de déstabiliser leurs adversaires, ce qui donné l’occasion de se créer des opportunités de marquer et de les concrétiser d’abord par François Trinh Duc, échappant à pas moins de 5 défenseurs pour aller derrière la ligne, puis par William Servat où le jeu d’attaque des bleus a mis plusieurs fois au supplice la défense adverse.
En prenant à la gorge leurs adversaires dès les premières minutes, en gagnant la bataille des regroupements où les français ont récupéré beaucoup de ballons en première mi-temps, les joueurs tricolores ont rapidement déstabilisé leurs adversaires. Leur avance au score a ensuite permis de toujours garder confiance même aux moments les plus durs et la vista de Maxime Médard a fait la différence au moment crucial du match.
Règle N°2 : Etre agressif en défense.
En coupant les extérieurs, les Français ont empêché leur adversaire de développer son jeu sur les ailes et par là même ont annihilé toute son animation offensive. Les centres Néo-Zélandais n’ont jamais réussi à se dépêtrer de la défense agressive des français et se sont mis à commettre un certain nombre de fautes. La tactique des français de défendre le plus haut possible pour étouffer les attaques Blacks a payé. Dans un premier temps, ils ont bénéficié d’un peu de mensuétude de la part de l’arbitre sur leurs positions plus que limites quand aux règles du hors-jeu, puis ils ont ensuite été pénalisés, quand ce dernier a corrigé le tir, mais le mal était déjà fait. Le doute s’était installé dans les têtes All Blacks, les trois-quarts à la fougère se sont sentis sous pression tout le match et n’ont pas été capable de développer leur jeu.
La défense française est la source de la victoire car c’est elle qui oblige l’adversaire à jouer sous pression, à jouer à reculons. C’est à partir de sa bonne organisation défensive, aussi, que les points ont été marqués. L’essai de William Servat vient d’un ballon récupéré par Louis Picamoles dans son camp après une attaque Black et un coup de pied à suivre.
Règle N°3 : Prendre le score.
Face aux All Blacks, il est toujours important de prendre le score voire même déterminant. Encore une fois, c’est une équipe qui a l’habitude de dominer ses adversaires et de mener au tableau d’affichage. Elle n’a pas l’habitude du contraire, ce qui fait que lorsque son adversaire est devant elle, elle se retrouve sous pression et peut se mettre à manquer de sérénité. Il est donc important de prendre le score et d’obliger les Néo-Zélandais à se découvrir et à prendre des risques. C’est à ce moment-là que des opportunités pourront se présenter, sur des ballons de récupération notamment. En menant très vite 3 à 0 puis 10 à 3 et même 17 à 3, les Français avaient fait le plus dur. Un tel écart à ce moment-là du match a dû sacrement déstabiliser l’adversaire et aider à le faire déjouer, ce qui a été le cas quasiment toute la première mi-temps.
En fin de match, l’énergie du désespoir n’a pas suffi à compenser celle laissée en cours de route à tenter de ne pas paniquer face à une telle adversité et à courir après .
Règle N°3 et demi : Profiter de la faiblesse de l’équipe des All Blacks du moment.
Les 3 premières règles sont, en théorie, parfaite pour battre un tel adversaire. Encore faut-il que celui-ci ne soit pas à son maximum pour espérer prétendre à la victoire. C’est là aussi ce qui s’est passé en première mi-temps avec une équipe Néo-Zélandaise on ne peut plus faible sur ses bases. Une conquête correcte mais sans plus, une absence totale sur les points de rencontre avec un nombre impressionnant de ballons récupérés par les français, une charnière qui ne pèse pas sur les débats et une ligne de trois-quarts aux abonnés absents, difficile de faire pire même si, bien sûr, les joueurs Français sont les responsables de tels manquements.
Dans le match de Dunedin, le rôle de la charnière devait être primordial. Face à la pression exercée par les avants français et la très bonne pression défensive des trois-quarts, c’était notamment à l’ouvreur All Black de mettre de l’ordre dans le jeu de son équipe. Ce qu’il n’a pas su faire. Pareil pour son demi de mêlé qui a subit toute la puissance du pack français. Et ainsi de suite…
Le rugby Néo-Zélandais prétendait jusque-là être beaucoup trop fort pour que le moindre exode de ses meilleurs joueurs puisse être compensé par la richesse de sa formation. Il faut que celui-ci se rende à la raison. La richesse du réservoir ne permet pas tout et le rugby Néo-Zélandais est en danger. On ne peut se passer de joueurs comme Carl Heymann, Aaron Mauger, Chris Jack, Jerry Collins ( quand il s’entraîne ), Byron Kelleher si, en plus, les blessures de Dan Carter, Richie McCaw, Ali Williams, Rodney So’olaio viennent aussi handicaper l’équipe.
Quel que soit le résultat du deuxième test contre la France et, plus généralement les résultats de l’été, La Nouvelle-Zélande se doit de réagir si elle veut rester une des meilleurs nations du monde du rugby. Pour cela, elle doit mettre la pression sur l’IRB pour offrir de nouvelles sources de revenus et permettre de garder au pays ses meilleurs joueurs. Il est temps que le rugby mondial se mette en ordre de marche pour structurer son récent développement. Il est même plus que temps…
jadore ses jénial!!!!!!
super cool!!!
SUPER COOL,JANIAL ET ENCOR SUPER!!!!!!!!!!!!