Fin des classes en Top14.
Chronique du lundi 18 mai 2009.
C’est la fin de la saison régulière en Top14 et le moment de décerner les les bons et les mauvais points. A part les 4 premiers dont le destin se jouera sur un, voire deux matchs pour les plus chanceux, faisons la revue d’effectif des clubs classés de la 5ième à la 14ième place.
Biarritz : Termine 5ième.
Après une première partie de championnat catastrophique qui a vu le jeu Biarrot finir de se déliter après 2 saisons d’atermoiements, les Basques ont su redresser le cap pour atteindre l’objectif minimum, la qualification en Coupe d’Europe. Bravo à eux et plus particulièrement à l’encadrement Laurent Rodriguez et Jean-Michel Gonzales mais attention ! Que ce soit au niveau des structures du club ou du jeu de l’équipe, cette saison était le bon moment pour faire une révolution de palais. Côté coulisses, il était indispensable de mieux structurer le club pour se mettre au niveau de Toulouse et Clermont par exemple. Côté terrain, les Basques ne peuvent plus se contenter de seulement être bon en conquête et en défense l’année prochaine. Or, en maintenant les mêmes structures et le même staff, il n’est pas sûr que Biarritz ait beaucoup évolué après cette saison. Dommage…
Brive. Termine 6ième.
Obligatoirement, l’évaluation des Corréziens dépend de leur qualification ou pas en HCup la saison prochaine. Néanmoins, en terminant à la 6ième place, les Brivistes ont atteint l’objectif fixé par l’encadrement et surtout progressé par rapport à la saison précédente. Avec un pack enfin solide sur les bases, une troisième ligne royale avec Vosloo, Claassens et Azoulay ou Popham, et surtout Andy Goode à l’ouverture, les Brivistes se sont redonnés des atouts maîtres pour enchaîner les victoires. Il reste maintenant à la ligne de trois-quarts de se montrer moins erratique et d’être capable de devenir la force sur laquelle s’appuie le jeu de l’équipe. Le recrutement déjà annoncé des centres anglais Riki Flutey et Jamie Noon devrait y remédier. A suivre…
Bayonne. Termine 7ième.
C’est la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. Bien sûr que les Bayonnais peuvent être satisfait de terminer si près de l’Europe, eux qui ont si longtemps flirté avec la relégation les saisons précédentes. Mais quelle faute professionnelle que cette pénalité en face des poteaux non tentée sur demande de l’encadrement alors qu’elle aurait assuré un match nul contre Toulouse et surtout un point supplémentaire qui aurait permis aux Basques de terminer le championnat un point devant Brive et donc à la 6ième place du classement. Il y a quand même eu beaucoup trop de points perdus en route après un début de saison réussi. Etre dans les 4 premiers au changement d’année est une sacré performance réussie par Bayonne. Par contre ne finir que 7ième après ce début est aussi une sacré contre-performance. Obligation de faire mieux la saison prochaine…
Montauban. Termine 8ième.
Dans une saison très compliquée où les remous ont agité le club Tarn et Garonnais au niveau des finances et de la direction, les joueurs Montalbanais ont su garder la tête froide l’essentiel de la saison, alors même qu’ils participaient pour la première fois à la HCup. Terminer 8ième dans ces conditions témoigne de la qualité du travail des entraîneurs Laurent Travers et Laurent Labit, ainsi que de la solidité de cette équipe, même si cette place représente une régression par rapport à la saison précédente. Il s’agit maintenant pour le club de pérenniser ce statut de bon club de Top14 et pour Marc Reynaud de suivre la voie tracée par ses prédécesseurs. La prochaine saison sera charnière…
Toulon. Termine 9ième.
Que retenir pour le club Varois ? La 9ième place qui, pour un promu, est exceptionnelle ? Ou la saison chaotique et le jeu parfois anémique de cette équipe dont l’effectif était vraiment faible à certains postes ? Difficile effectivement d’être performant avec un recrutement présidentiel qui manquait de cohérence. Du coup, c’est le classement final qui mérite d’être retenu avec un coup de chapeau à Aubin Hueber et Tana Umaga pour avoir su redresser la barre dans des conditions toujours très passionnelles côté Varois. Avec l’arrivée de Philippe St André et d’un recrutement mieux équilibré la saison prochaine, Toulon devrait être un bel outsider. La grosse côte…
Montpellier. Termine 10ième.
La grosse déception. Après un début de saison correct, le jeu et l’esprit Montpelliérain se sont peu à peu délités, débouchant sur une crise dont Didier Nourault, l’homme qui depuis 10 ans a construit cette équipe, a fait les frais. Depuis la cassure de début d’année, les joueurs Héraultais ont assuré le minimum syndical pour ne pas se mettre en danger de relégation mais rien de plus. En maintenant le même staff d’entraîneur pour la saison prochaine, le président Pérez assure la continuité là où une véritable remise en cause semblait nécessaire. Attention, danger…
Bourgoin. Termine 11ième.
L’essentiel est sauf pour les Berjalliens qui se sont fait très peur, cette saison. Bien sûr, cette 11ième place est une sacré régression pour cette équipe mais, au vu des remous qui ont agité le club, elle reste un très bel exploit réussi par un groupe de joueurs qui ne manque pas de qualité. Un Bouclier Européen serait une sacré récompense pour cette équipe. Pour le club, l’avenir risque d’être beaucoup plus compliqué. Certainement sous recrutement limité par la DNACG, perdant à nouveau ses forces vives avec les départs de Morgan Parra et Yann David, Bourgoin va vraiment souffrir la saison prochaine. Danger, le ProD2 se rapproche…
Castres. Termine 12ième.
Quelle honte. Quand on voit la qualité de l’effectif Castrais, il n’est pas possible de terminer aussi bas dans le classement. Mais comme l’équipe Tarnaise est habituée à ce parcours plus fait de bas que de haut, il faut croire que l’air du côté des terrains d’entraînements Castrais est des plus émoliant et que les joueurs, quels qu’ils soient, n’arriveront jamais à se mettre au travail. L’arrivée du duo Travers – Labit va être, à ce niveau, intéressant. Si, même eux, n’arrivent pas à mettre l’effectif Castrais au travail, c’est que vraiment il plane une malédiction sur les terrains du Lèvezou ! Doit une revanche à ses supporters…
Dax. Termine 13ième.
Les Dacquois semblaient bien parti pour le maintien avant qu’une incroyable série ne les envoie en enfer. Dommage pour un groupe où les recrues Vergallo, Borman et Nanuku étaient tous des choix de premier ordre et dommage pour le jeune entraîneur, Thomas Lièvremont, qui aurait mérité mieux au vu de la qualité du jeu proposé par les Landais. Il va être difficile de remonter immédiatement mais les Dacquois font parti du paysage du rugby professionnel français, ce qui est déjà un premier pas. Doit jouer les premiers rôles en ProD2…
Mont de Marsan. Termine 14ième.
C’était écrit et malheureusement pour les Montois, cela s’est réalisé. Après leur exploit en finale de ProD2, les joueurs de Mont de Marsan ont réalisé une sacrée saison faisant tomber des équipes comme Clermont, Montauban ou Castres. Ca n’a bien sûr pas été suffisant mais cela a, au moins permis a des joueurs comme Giraud de se révéler et de garder une place en Top14. Bonne chance à Mont-de-Marsan pour son retour en ProD2, un championnat où même pour un promu il n’est pas facile de jouer les premiers rôles. Toujours difficile pour les Montois…