A la suite de la 1ère journée du Tournoi des 6 nations 2010, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Bien évidemment les Français se taillent la part du lion avec 5 joueurs dont 2 avants. Entre Bastareaud et Jauzion mon coeur a balancé en faveur du second pour sa plus grande régularité sur l’ensemble du match même si jouer à côté de Mathieu Bastareaud en ce moment vous donne toutes les chances de briller. Viennent ensuite l’Irlande et l’Angleterre, autres vainqueurs, avec 3 joueurs chacun. Je dois admettre que j’ai un peu triché en mettant 2 numéro 8 ensemble avec Harinordoquy et Beattie pour 1 seul 3ième ligne aile, Martyn Williams, et que j’ai même failli en mettre 3 avec Easter. L’Italie arrive aussi à glisser 1 joueur avec McLaren, pour une fois qu’un trois-quart Italien fait un match plus que correct, je crois qu’il fallait le célébrer…
Equipe de Bénézech du Tournoi du 8 février 2010 :
Arrière : McLaren ( Italie )
Ailiers : Trimble ( Pays de Galles ) – Clerc (France )
Centres : Hook ( PDGalles ) - Jauzion ( France )
Ouvreur : Wilkinson ( Angleterre )
Demi de mêlée : O’Leary (Irlande)
3ième lignes : Beattie ( Ecosse ) - Harinordoquy ( France ) - Williams ( PDGalles )
2ième lignes : Cullen (Irlande) - Borthwick ( Angleterre )
1ère Lignes : Mas ( France ) – Hartley ( Angleterre ) - Domingo (France)
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
L’essentiel, c’est de démarrer une compétition par une victoire. L’équipe de France l’a fait, et plutôt bien, si l’on considère que le match était quasiment gagné à la mi-temps avec 15 à 6 et 2 essais à zéro. Voyons maintenant ce qui a bien et moins bien marché, ce dimanche, à Edimbourgh, et ce, en se plaçant dans la perspective de la réception de l’Irlande, samedi prochain.
Les plus : Les avants, les avants, ainsi que solidarité et réactivité.
Difficile de ne pas dresser un satisfecit d’ensemble aux avants français qui ont surclassé leurs adversaires en mêlée, tout le temps, en touche, quand cela a été nécessaire, et surtout dans les points de rencontres où les bleus ont été capable de gratter beaucoup de ballons, 6 au moins en première mi-temps, ce qui a donné des bonnes opportunité d’attaque à l’exemple de la récupération en début de match qui, après un renversement d’attaque et un petit coup de pied à suivre voit Vincent Clerc terminer dans l’en-but pour ce qui aurait dû être un essai sur le coup mais qui a permis de l’être, 3 minutes plus tard avec la première réalisation de Bastareaud. Il faut surtout féliciter encore un peu plus que les autres les 2 piliers, la 2ième ligne et, encore plus que le reste de l’équipe, Imanol Harinordoquy qui, en plus de ses qualités naturelles est en train de se servir aussi de son expérience pour être capable d’être un 8 autour duquel le jeu de l’équipe peut s’agréger. William Servat a, lui, rendu une bonne copie, sobre et efficace, et je vais reparler plus loin du duo Ouedraogo- Dusautoir.
Autre point positif, la solidarité d’ensemble de toute l’équipe, même si, là encore, ce sont les avants et je pense notamment à Lionel Nallet et Imanol Harinordoquy qui ont fait la majeure partie du travail en bloquant les brèches provoquées par les Beattie, Evans, Lamont, Morisson,… Ceci a permis aux Français de ne jamais être complètement débordés et de ne pas encaisser d’essais. Au vu des nombreuses pénétration des Ecossais il est difficile de dire que la défense française a été performante, en tout cas pas la défense de ligne, mais au vu du résultat, aucun essai encaissé, cela reste positif. Le problème, c’est que ce n’était que les Ecossais…
En ce qui concerne les trois-quarts, il faut surtout souligner la bonne intelligence d’ensemble qui a permis de marquer 2 essais, avant tout grâce à la capacité de François Trin-D’huc à aller jouer là où la défense adverse était en position de faiblesse par de longues passes sautées précises et dans le bon tempo, la bonne intelligence de Yannick Jauzion et Matthieu Bastareaud à conduire l’attaque ainsi que la volonté de Vincent Clerc et la copie somme toute correcte de Clément Poitrenaud. Il faut souligner la réactivité des français sur chaque ballon récupéré, ils sont su immédiatement inverser le cours du jeu et mettre leurs adversaires en danger.
Les moins : Faiblesses physiques, manque d’opportunisme et ligne de trois-quart en chantier.
Comme je m’en inquiétais cette semaine, les rythmes infernaux du championnat ont eu des conséquences sur le rendement des joueurs tricolores. Pas assez pour les mettre en danger mais suffisamment pour les ralentir au moment de finir le travail et de mettre à mort la vachette Ecossaise. En soit ce ne serait pas grave si l’on n’était pas en début de compétition avec, en plus, un deuxième match, dans 6 jours exactement, contre des Irlandais dont les entraîneurs ont pu gérer la préparation physique de leurs joueurs exactement comme ils le souhaitaient. L’inquiétude reste, donc, de mise pour le prochain match…
Cette inquiétude est même renforcée par un autre élément notable lors de la rencontre face à l’Ecosse : la performance de notre troisième ligne. Je n’insiste pas sur Harinordoquy même s’il le mérite mais, ici, il est important de parler de l’association Dusautoir – Ouedraogo en 3ième ligne aile. Cette association était stratégiquement parfaite pour jouer une équipe d’Ecosse très dynamique et manquant de fait de puissance. Elle a permis de récupérer des ballons et de couper la dynamique adverse. Le problème, c’est que, sur ce match, les 2 troisièmes lignes ont récité la même partition. Etait-ce parce que les conditions de jeu le demandaient ou parce que ces 2 joueurs n’ont pas d’autre choix ? Il y a certainement un peu des deux, donc il n’y a pas de quoi s’inquiéter par rapport à l’analyse de ce match ( par contre Fulgence Ouedraogo doit réduire le nombre de fautes commises, qui était trop important ce dimanche ) mais il y a, par contre, des questions à se poser en vue de l’Irlande. En effet, la semaine prochaine c’est Leamy, Wallace et peut-être Ferris qui débarquent avec une puissance de jeu qui dépasse largement la seule belle performance de Beattie. Thierry Dusautoir risque de se retrouver un peu seul pour lutter à armes égales avec les 3 mastodontes. Et comme, en plus, les problèmes défensifs français se sont souvent situés autour de François Trin-D’huc, les entraîneurs français se doivent de trouver des solutions si l’on ne veut pas que les Irlandais adoptent la technique Ecossaise avec, certainement, un autre degré de réussite.
Autre sujet d’interrogation : notre paire de centres et notre charnière. Yannick Jauzion et Mathieu Bastareaud ont été bons individuellement mais ne jouent pas encore comme une équipe. C’est normal parce que c’est l’un première association mais ça l’est aussi par ce qu’ils ne sont pas complémentaires. Les 2 sont plutôt lourds et il semblerait que sur les sorties très rapides des Ecossais, le replacement défensif n’a pas été parfait. Ils ont l’obligation d’améliorer cela cette semaine car ce profile la paire O’Driscoll – D’Arcy qui, elle, a un sacré vécu commun.
Pour la charnière le problème est le même au départ, manque de complémentarité, mais avec un résultat quelque peu différent, difficulté à peser physiquement sur le match. Il n’y a rien de bien méchant à reprocher, ni à François Trin-D’Huc, ni à Morgan Parra mais leur association manque de poids pour être capable de ne pas subir les assauts adverses. Espérons samedi prochain que les avants français obligeront leurs adversaires directs à jouer à reculons et permettront de fixer la troisème ligne Irlandaise au ras, sinon gare…
Autre sujet d’inquiétude, ce dimanche, le manque d’opportunisme français qui s’est retrouvé 2 fois dans l’en-but Ecossais sans marquer, qui aurait dû tuer le match dans les dernières secondes de la 1ère mi-temps avec un 3ième essai et un autre à moins de 10 minutes de la fin. L’explication vient, à mon avis, encore une fois, d’un manque de fraîcheur physique d’ensemble qui permet aux défenseurs Ecossais de revenir alors qu’ils étaient battus.
Dernier point maintenant, la stratégie de jeu de l’équipe de France et plus particulièrement le manque de stratégie en 2ième mi-temps. Même si les Français étaient fatigués, ils pouvaient s’appuyer sur une excellente mêlée, la capacité de gratter des ballons dans les regroupements, de bons contres en touche et une bonne organisation pour porter les ballons. Il fallait donc obliger les Ecossais à jouer dans leur camp en n’ayant pas peur de sortir les ballons en touche. Il faut que, à la fois, les entraîneurs, Emile N’Tamack sur le bord du terrain, et le capitaine donnent les bonnes indications au reste de l’équipe. Ce n’était pas grave aujourd’hui mais il faudra faire mieux la semaine prochaine à ce niveau-là pour ne pas laisser les Irlandais prendre, seul, la conduite du match…
Pour savoir quel est le principal obstacle pour l’équipe de France si elle veut démarrer le Tournoi par une victoire en Ecosse, cliquez sur la vidéo :http://www.vimeo.com/9178713
Pour rappel, la composition de l’équipe de France : Poitrenaud – Rougerie- Bastareaud- Jauzion – Fall- Trin-D’huc – Parra – Harinordoquy- Dusautoir- Ouedraogo – Pape – Nallet- Mas- Servat – Domingo. Remplaçants : Swarzewski – Ducalcon – Pierre – Bonnaire – Ellisalde – Marty – Clerc.
Je me pose beaucoup de questions sur la performance de l’équipe de France lors de ce Tournoi 2010.Oh, pas à cause du niveau de l’équipe qui nous a montré des choses intéressantes récemment ou des joueurs sélectionnés, non, mais plutôt à cause du calendrier complètement désarticulé du rugby français. Les joueurs qui attaqueront le Tournoi, ce dimanche, devront être performant physiquement alors que, en plus d’avoir déjà joué plus que leurs adversaires ( 26 matchs pour les clubs français jusque là ), ils auront dû se coltiner 2 matchs en semaine en plus de ceux du week-end, et ce en moins d’un mois. Or, lorsque l’on se rappelle comment les joueurs du Top14 avaient accusé le coup en 2007 lorsque cela était déjà arrivé, mettant 3 mois à retrouver un niveau de performance acceptable, il y a de quoi s’inquiéter sur l’état de forme de l’équipe de France au moment d’affronter des adversaires dont la fraîcheur physique est définitivement meilleure.
Une défaite en Ecosse serait un boulet à traîner pendant toute la compétition :
Comme l’an dernier, avec un déplacement en Irlande, l’équipe de France joue gros sur ce premier match. Une défaite et c’est immédiatement une énorme pression au moment de recevoir l’Irlande qui, elle, après une mise en jambe contre l’Italie, devrait arriver au Stade de France sure de sa force et en pleine condition physique. Difficile, dans ce cas-là, d’espérer pire démarrage ! Les français seraient obligé de réussir l’exploit, comme l’an dernier face au Pays de Galles, lui aussi vainqueur du Tournoi précédent par Grand Chelem mais, cette fois, avec le handicap d’une fatigue physique qui doit être encore plus forte. L’équipe de France a déjà perdu Mermoz, Traille, Barcella, Millo-Chluski, Tillous-Borde ( sans compter Dupuy ) et Chabal, série en cours et les trois-quarts Toulousains semblent bien moins fringant cette année que par le passé à tel point même qu’il n’y en a presque plus dans la composition d’équipe…
Alors, bien sûr, l’équipe de France est largement supérieure à l’Ecosse et, même diminuée physiquement, elle doit être capable de battre son adversaire. Ce qui permettrait de se donner quelques assurances avant de rencontrer une Irlande forte d’un Grand Chelem et d’une tournée d’automne plutôt satisfaisante. Mais, en même temps, les équipes du Munster et du Leinster se sont montrées bien poussives au moment de se qualifier pour les quart de finale de la H Cup. Il ne reste plus qu’à espérer, donc, que Mathieu Bastareaud reproduise la performance de l’an dernier face à O’Driscoll, cette fois, et que Thierry Dusautoir et le pack français prennent le dessus sur leurs adversaires directs, un match du tonneau de celui réalisé face à l’Afrique du Sud, pour que cela passe et que l’on rêve ensuite d’exploit du côté de Cardiff.
Quoi qu’il arrive ce Tournoi sera difficile et compliqué pour l’équipe de France et ce pour 2 raisons. La première, je l’ai déjà dit, provient de la fatigue supplémentaire qui pèse sur les épaules des joueurs français, au contraire de leurs adversaires qui gèrent leur calendrier en faveur de la saison internationale. La seconde provient du calendrier de la compétition en lui-même. Attaquer par une double confrontation celtique, déplacement en Ecosse, réception de l’Irlande alors que Marc Lièvremont retrouve juste ses joueurs c’est, bien sûr, compliquer encore la tâche française et ce, même si, maintenant, le fait d’avoir une ossature forte et donc stable, notamment pour les avants, donne des garanties de continuité dans la performance. Enchaîner ensuite au Pays de Galles est un sacré pari. Avec 2 victoires avant ce match, il serait certain que les français seraient suffisamment en confiance pour relever le défi de jeu que ne manqueront pas de nous imposer les Gallois. Sans cette confiance, la France se contentera sûrement de vouloir gagner le combat du défi physique et de l’organisation défensive en espérant ainsi étouffer leur adversaire et l’emporter. J’ai du mal à croire que les Gallois tomberont 2 fois de suite dans le même piège et subiront sur leur terre la loi imposée par la force des avants français.
En cas d’un scénario à 2 défaites, il ne resterait plus que le dernier match, contre l’Angleterre à St Denis, pour sauver positivement un Tournoi 2010 définitivement en demi-teinte au regard du potentiel français. Difficile pour le moment de prévoir à quoi ressembleront les Anglais à la fin du Tournoi. Martin Johnson continuera-t’il à faire les mauvais choix ou aura-t’il tiré les enseignements de ses erreurs ? Réponse dès le premier match…
Le vainqueur d’Angleterre – Pays de Galles comme favori du Tournoi :
Le favori du Tournoi 2010 devrait être le vainqueur du match Angleterre – Pays de Galles. En effet, si les Anglais l’emportent, après un déplacement en Italie qui devrait, tant bien que mal, être assuré, ils se retrouveraient en position de force pour recevoir une équipe d’Irlande qui sera passée par Paris et qui surtout, cette année, à un calendrier très défavorable. L’Angleterre, du coup, pourrait même se retrouver à jouer le Grand Chelem au Stade de France lors de la dernière journée. Difficile à imaginer en l’état actuel des choses et notamment au regard des erreurs du passé, mais ce pays possède un réservoir intéressant de jeunes joueurs qui évoluent dans des clubs structurés où ils ont acquis des bases physiques suffisantes pour appréhender le haut niveau. La difficulté repose maintenant dans la capacité du sélectionneur à composer la bonne alchimie pour que l’équipe de la Rose redevienne performante. Si elle passe l’écueil Gallois, le calendrier lui est ensuite favorable pour se redonner un rôle qu’elle n’a plus connu depuis longtemps.
Les Gallois doivent encore être frustrés de leur dernier Tournoi. Une victoire à Paris aurait tout changé et leur aurait certainement permis de disputer un nouveau Grand Chelem lors du dernier match face à l’Irlande. Ils se doivent une revanche et cela passe par Twickenham. Une victoire et les 2 matchs suivants sont à domicile, l’Ecosse et la France, ce qui permettre de monter en puissance avant d’aller en Irlande. Si celle-ci, dans le même temps, a connu des difficultés à Paris, les Gallois peuvent prendre leur revanche et rêver alors de Grand Chelem.
En parlant de Grand Chelem, même si j’ai plusieurs fois évoqué cette hypothèse et que les 4 nations majeures peuvent y prétendre, il me semble difficile d’imaginer une équipe arrivant, cette année, à le remporter. Il serait d’ailleurs drôle d’imaginer que la France face chuter l’Angleterre lors de la dernière levée. Ce serait, je suppose, une maigre consolation mais qui permettrait, certainement, à beaucoup de supporters tricolores de lever leur verre…
Un favori et 2 petits qui doivent jouer les troubles fêtes :
Un petit mot sur l’Ecosse et l’Italie qui peuvent faire mieux qu’être de simple faire valoir. Obligatoirement la France est LA cible privilégiée des Ecossais. En gagnant ce match, ils ont sauvé leur Tournoi dès le premier match. Pour les Italiens, la réception de l’Angleterre, pourquoi pas, si celle-ci vient de perdre contre le Pays de Galles, pourrait être le gros coup de l’année. La réception de l’Ecosse sera, bien sûr, le match à ne pas perdre parce que, pour le reste, cela sera très compliqué…
Le favori maintenant. Difficile cette saison de se prononcer au vu du calendrier qui ne favorise pas l’Irlande. Encore une fois, pour moi, le vainqueur d’Angleterre – Pays de Galles aura posé une option sur le classement final et même si la logique veut que ce soit les Gallois qui présentent le meilleur potentiel, j’ai tendance à penser que les anglais ne peuvent pas rester au fond du gouffre éternellement…
Encore une victoire pour le Racing Métro qui se retrouve à la 5ième place et vient d’accrocher à son tableau de chasse Clermont, Toulouse, le Stade Français, Biarritz à Aguilera et Toulon, excusez du peu. Avec en plus le Stade Français et Biarritz qui ont perdu, la qualification dans les 6 premiers semble très, très bien partie pour le club de la banlieue parisienne. Et pourquoi pas viser plus haut, alors ?
Des points forts très, très forts :
Pierre Berbizier a voulu assurer sur les bases de ce jeu : la conquête, le combat, l’organisation défensive, l’utilisation du jeu au pied notamment pour mettre son pression l’adversaire et jusqu’à maintenant la copie, à ce niveau, est presque parfaite. La conquête fait partie des meilleures du championnat à l’image de la mêlée qui, avec Baïocco en pilier droit, a fait souffrir la plupart de ses adversaires. La touche est bien organisée et la synchronisation lanceur – sauteur ne semble pas perdre au change lors des permutations Noirot – Festuccia- Diomande. Un alignement Nallet – Chabal – Dellape – Culine peut rivaliser avec n’importe quel adversaire même si le Racing Métro ne compte pas un sauteur de la trempe d’Harinordoquy – Bonnaire – Bouilhou ou Linde pour avoir la capacité de dominer totalement cet exercice.
C’est peut-être au niveau du combat et de l’organisation défensive que le Racing Métro reste le plus impressionnant cette saison. Les joueurs Parisiens sont arrivés jusqu’à maintenant à étouffer les véléités de tous leurs adversaires mis à part Perpignan. Et encore, si l’on prend le match retour face aux Catalans qui peut, d’ailleurs, servir de référence pour évaluer le niveau des ciels et blancs, on se rend compte que ceux-ci ont été capable de tenir tête à une équipe adverse poussée par un esprit de révolte suite à ses défaites successives, Munster et Toulouse, et qui a voulu se rassurer justement au travers du défi physique et du combat. Pendant une heure, les Racingmen ont tenu la dragée haute à leurs adversaires et n’ont fini par lâcher que dans les vingt dernières minutes. Ce qui tend à prouver que sur cet aspect particulier du jeu, le Racing Métro peut faire jeu égal avec quasiment n’importe quel adversaire…
Des points faibles qui s’améliorent :
Les joueurs du Racing Métro ont réussi quelque chose de rare et de précieux : ils ont créé une véritable dynamique de la victoire, 9 en succession, qui leur permet, grâce à la confiance emmagasinée, de monter en puissance et d’augmenter le niveau naturel de leur jeu. Ainsi, ce qui était une vraie faiblesse en début de saison, l’animation offensive et le jeu de ligne, commence à prendre du volume et les parisiens semblent être capables de créer, par instant, un volume de jeu qui peut, avec des joueurs comme François Steyn, Sireli Bobo, Julien Saubade et même Henri Chavancy, Dan Scarbrough ou Poaki Vakaloa se révéler payant. Je dis par instant car, encore maintenant et malgré la confiance engendrée par les victoires, les trois-quarts parisiens ont tendance à se débarrasser trop systématiquement du ballon par du jeu au pied principalement long qui les empêche de conserver la balle et de tenter d’éprouver les défenses adverses par des successions de temps de jeu.
Il ne faut pas oublier la véritable révélation de cette saison avec la charnière qui, grâce à l’avènement de la paire Lorée – Wisnieski, permet à l’équipe de sortir d’un jeu trop stéréotypé derrière. Leur titularisation a marqué le début de la montée en puissance des ciels et blancs, espérons pour l’équipe que Mathieu Lorée ne sera pas trop lourdement sanctionné pour ses fumeuses séances.
Une fin de saison qui dépend avant tout de la performance des grosses écuries :
En devant se rendre à Toulouse, au Stade Français en plus de Montauban et Montpellier, soit 4 déplacements pour seulement 3 matchs à domicile, le Racing Métro a une fin de parcours un peu plus difficile que ses adversaires. Il parait donc difficile pour les Parisiens de viser mieux que la 5 ou 6 ième place au classement, synonyme de match de barrage à l’extérieur contre une équipe à choisir certainement entre Toulouse et Perpignan ou Castres et Toulon. Soit 3 équipes où l’avantage du terrain est loin d’être neutre et une quatrième, Castres, dont la montée en puissance actuelle la rend invaincue sur ses terres. Difficile alors d’espérer atteindre les demi-finales mais pourquoi pas réussir l’exploit du côté de Montpellier et Montauban en plus de battre Castres, Brive et Biarritz à domicile ? Le Racing Métro serait alors en position de force pour atteindre le dernier carré et défier les gros bras que seront certainement, cette année encore, Toulouse, Clermont et Perpignan. Quelles sont alors les chances des ciels et blancs ?
Au niveau des demi-finales, il faut obligatoirement tenir compte de la situation dans son ensemble et notamment de la configuration du camendrier de la HCup. Il est évident que si 1 ou même 2 clubs français se qualifient pour la finale de la Coupe d’Europe qui se jouera la semaine suivante au Stade de France, cette situation ne serait pas neutre quant au comportement de cette même équipe dans le cas où le Racing Métro la rencontrerait en demi-finale. Difficile d’être l’esprit totalement à la demi alors que la finale Européenne se profilerait en suivant. Là, bien évidemment, je fais référence à Toulouse et peut-être à Clermont ( le quart de finale au Leinster me semble quand même un sacré obstacle ). Si l’adversaire se nomme Perpignan, ce serait une toute autre histoire car les Catalans joueraient la réussite de leur saison sur une nouvelle accession en finale et deviendraient, du coup, très dur à battre en demi.
En résumé, le Racing Métro a les armes, défense, combat et conquête, pour être l’outsider des phases finales qui se révèlent généralement fermées en termes de jeu, donc adaptées aux points forts des ciels et blancs. Cela passe néanmoins, d’abord, par un parcours presque parfait lors des 7 derniers matchs, histoire de s’assurer un match de barrage à domicile et, ensuite, par des adversaires de gros tonnage incapables de hisser leur niveau de jeu suffisamment pour imposer un volume de jeu important à une défense du Racing Métro qui finirait par s’user au fil du match.
La logique voudrait donc plutôt que le Racing Métro s’arrête au stade des barrages mais l’histoire de cette équipe a prouvé, dans le passé, que logique et Racing ne faisaient pas souvent bon ménage…
A la suite des matchs du Top14 de cette semaine, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Grand vainqueur l’Aviron Bayonnais qui n’avait pas joué comme cela depuis longtemps et place 3 joueurs. Toulouse fait aussi bien dans des conditions très difficiles suivi de près par Castres et Perpignan avec 2 joueurs chacun. Brive, Toulon et même le Stade français ferment la marche avec 1 joueur chacun. Dommage pour cette fois pour Montpellier, Bourgoin, Montauban, Clermont, Biarritz, Albi, mais il faudra faire mieux la prochaine fois…
Equipe de Bénézech du 29 janvier 2010 :
Arrière : Michel ( Perpignan )
Ailiers : Peyras ( Bayonne ) – Andreu ( Castres )
Centres : Fritz ( Toulouse ) - Bastareaud ( Stade Français )
Ouvreur : Edmonds ( Bayonne )
Demi de mêlée : Durand ( Perpignan )
3ième lignes : Claassen ( Brive ) - Masoe ( Castres ) - Fernandez-Lobbe ( Toulon )
2ième lignes : Nallet ( Racing-Metro ) - Maestri ( Toulouse )
1ère Lignes : Baïocco ( Racing Métro ) - Heguy ( Bayonne ) - Human ( Toulouse )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
A la suite de la 6ème journée de H cup, voici les 15 joueurs dont la performance m’a impressionné. Bien sur, les clubs français sont dominateurs en ce week-end avec 2 Toulousains, 2 Clermontois, 3 Biarrots et 1 Parisien mais les Irlandais, les Gallois et même les Anglais et les Ecossais ne sont pas absents pour autant : 2 joueurs des Ospreys, 1 pour le Munster et 1 pour le Leinster sans oublier le pilier de Northampton impressionnant vendredi soir, le centre des London Irish et le demi de mêlée d’Edimbourg. Une équipe équilibrée finalement…
Equipe de Bénézech du 25 janvier 2010 :
Arrière : Byrne ( Ospreys )
Ailiers : Ngwenya ( Biarritz ) – Nalaga ( Clermont )
Centres : Rougerie ( Clermont ) - Mapusua ( L. Irish )
Ouvreur : Sexton ( Leinster )
Demi de mêlée : Laidlaw ( Edimbourg )
3ième lignes : Lamboley (Toulouse) - Quinlan ( Munster ) - Holah (Ospreys)
2ième lignes : Papé ( Paris ) - Taele ( Biarritz ) – 1ère ligne : Johnstone ( Biarritz ) - Lacombe ( Toulouse ) - Tongauiha ( Northampton )
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Chronique du lundi 25 janvier 2010.
Les résultats de la Coupe d’Europe ont prouvé ce week-end que le rugby anglais n’est pas au mieux. Un seul qualifié en H Cup, ce n’était jamais arrivé encore. Et si on place en parallèle les résultats de l’équipe nationale anglaise, c’est vraiment une grande nation du rugby qui souffre. Alors même s’il y a de quoi se réjouir pour les anglophobes, il faut s’interroger sur cette tendance. Est-ce chronique ou durable ?
Des clubs durement touchés par la crise mais pas seulement.
C’est vrai que la crise économique a touché de manière plus violente le Royaume Uni que la France et les clubs anglais gérés comme des entreprises, ont, pour beaucoup, été obligés de prendre des mesures drastiques pour survivre. Le club de Sale est un exemple frappant. Il a laissé partir la moitié de son effectif ce qui a notamment fait le bonheur du club de Toulon ( St André, Lamont, Fernandez Lobbe, Bruno ) sans parler de Chabal au Racing-Métro. C’est vrai aussi qu’un nombre important de joueurs anglo-saxons comme Haskell, Flutey et Palmer ( Wasps ), Erinle ( Leicester ), Lund ( Sale ), Perry ( Bristol ) et autres Southwell ( Edimbourg ) ou White ( Sale encore ), sans parler des français Dupuy et Keyser ( Leicester ), sont venus enrichir le championnat de France tout en appauvrissant celui en Angleterre. Néanmoins, ce n’est pas la crise, ou du moins économique, qui explique que sur les 6 qualifiés anglais, 2 équipes étaient déjà déstructurées avant même de commencer la compétition : les Harlequins, avec l’histoire du Bloodgate qui a vu la démission de Dean Richards et a laissé une équipe traumatisée, et Bath, déstabilisé par une histoire de cocaïne qui a vu 4 joueurs et non des moindres, obligés de quitter le club.
De même, ce n’est pas la crise qui est directement responsable du fait que ne figuraient pas dans les clubs anglais qualifiés en H Cup les équipes des Wasps, double vainqueur de la H Cup, et des Saracens qui, depuis le début de la saison, joue les premiers rôles dans le championnat anglais. Ce n’est pas la crise non plus, qui explique que les équipes de Leicester et Gloucester sont dans une phase intermédiaire dans leur évolution et que Northampton et les London Irish, les 2 clubs qui ont eu les meilleurs résultats en H Cup, sont encore des équipes qui manquent d’expérience au niveau européen et, face à des géants comme le Munster et le Leinster, qui n’ont pas su, lors du match décisif, avoir le sang-froid suffisant pour battre leur adversaire.
Le championnat d’Angleterre me semble en pleine phase de mutation. Mis à part Leicester qui, de par la force de sa domination régionale et de sa structure financière, est capable de pérenniser ses résultats, les autres équipes habituées du haut de tableau sont en perdition. Les Wasps connaissent actuellement un mieux mais l’après Dallaglio est loin d’être assuré pour un club pourtant formateur, Gloucester, Bath avant avant dernier actuellement, Sale et les Harlequins ne jouent plus les premiers rôles. C’est maintenant au tour de Northampton, qui se reconstruit après être passé en 2ième division, les Saracens, qui ont enfin des résultats au niveau des investissements de Nigel Wray le président, les London Irish, dont le jeu à hauts risques et la qualité des entraîneurs commencent à payer, et même Newcastle qui revient montrer le bout de son nez. C’est rafraîchissant pour le rugby anglais de voir une telle évolution qui ajoute du piment à la compétition mais cela a un prix, notamment vis à vis de la Coupe d’Europe. En effet, les meilleurs clubs, cette année, comme Northampton et les London Irish manquent d’expérience dans cette compétition et quand, en plus, ils se retrouvent contre ce qui se fait de mieux en Europe, les provinces Irlandaises du Munster et du Leinster, il manque quelque chose pour que ça passe. Mais en ce qui les concerne, ce n’est que partie remise…
Entre 3 clubs, Sale, Halequins et Bath, qui n’avaient pas les armes, cette année, pour vraiment défendre leurs chances, 2 clubs, Leicester et Gloucester, qui sont soit en fin de cycle soit au début d’un nouveau et les 2 derniers, Northampton et London Irish, qui ont manqué d’un brin d’expérience et de chance pour exprimer totalement leur potentiel, le résultat brut pour cette saison est sévère pour un rugby anglais qui doit, en plus, actuellement faire le dos rond pour cause de crise économique, mais devrait très vite revenir très fort dans la compétition.
Une équipe nationale qui se cherche.
Le problème pour le rugby anglais, c’est que l’équipe nationale, aussi, connaît une mauvaise passe. Enfin, c’est plus qu’une passe, car mis à part l’embellie de la Coupe du Monde 2007, l’Angleterre est en déclin depuis son titre de 2003. Quand est-ce que va s’arrêter la descente ? Dès ce Tournoi ou la chute durera t’elle jusqu’à la Coupe du Monde 2011 ? Difficile de répondre comme cela, mais il est certain que plusieurs facteurs rentrent en compte et ceux-ci ne semble pas jouer en faveur du renouveau anglais.
D’une part, le rugby anglais se trouve au milieu du guet en termes de joueurs. D’un côté la génération championne du monde encore en activité avec les Vickery, Shaw, Moody, Worsley, Tindall, Wilkinson, Thompson et de l’autre celle qui représente le futur de l’Angleterre avec les Hartley, Cipriani, Foden, Cole, Lawes, Youngs, Care, Croft, Wilson, Crane, Monye, Strettle,… Au milieu de cela, une génération avec d’excellents joueurs comme Flood, Hipkiss, Rees, Haskell, Sackey, Tait, Goode, Cueto, Payne, Mears mais qui n’a pas su se faire une place au soleil. Et pour le moment, l’Angleterre détient une équation entre ces 3 dimensions qui est loin d’être résolue, notamment pour cause de déséquilibre trop favorable à l’ancienne génération.
Car, et c’est là le deuxième facteur important, le sélectionneur anglais, Martin Johnson a du mal à accepter la part de risque associée au poste. Il cherche à se rassurer avec des joueurs qui ont déjà prouvé leur niveau, la génération 2003, mais qui, de plus en plus, ne peuvent prétendre à hausser celui de leur équipe. En refusant d’incorporer les jeunes joueurs capables d’amener de la fraîcheur et surtout la capacité physique de construire l’équipe de demain, il se prive des forces vives du rugby anglais et ne fait que repousser d’autant une évolution inéluctable. Cet arbitrage pourrait être celui entre résultats actuels et construction en vue de la prochaine Coupe du Monde. Mais même pas, au vu des résultats récents de cette équipe. Non seulement Martin Johnson ne prépare pas la prochaine Coupe du Monde mais il n’a pas, non plus, la capacité à assurer des résultats immédiatement.
Les résultats de l’équipe d’Angleterre dépendent beaucoup de la capacité de Martin Johnson a évoluer. C’est un jeune manager qui n’a jamais exercé au niveau d’un club. Il s’est trompé en voulant construire sur une génération trop vieillissante pour lui amener des résultats. Ca peut arriver mais c’est maintenant à lui de prendre des décisions fortes pour donner une chance à cette équipe d’être performante très vite. L’annonce du premier squad en vue du Tournoi parait aller dans le bon sens avec l’intégration des Lawes, Ashton, Foden, Wilson, Hartley ou Croft. Pourtant, la présence des Thompson, White, Moody, Shaw, Borthwick, Mears et Wilkinson laisse encore planer le doute sur ses intentions. L’annonce de la première composition d’équipe de l’année donnera la tendance et le rapport de force entre anciens et modernes. Martin Johnson n’a pas le choix, il doit faire preuve d’ouverture d’esprit pour donner à l’Angleterre une chance d’être compétitive en 2011. Ouverture d’esprit ? Ce n’est pourtant pas la qualité première que j’ai gardé en mémoire de celui qui a été un formidable seconde ligne…
Pour savoir si le Stade Toulousain peut espérer jouer son quart de finale à domicile en allant gagner à Sale pour la 6ième journée de H Cup, cliquez sur la vidéo : http://www.vimeo.com/8906582
Le groupe de l’équipe de France vient d’être donné ( voir ci-dessous ). Il s’agit maintenant de deviner quelle est l’équipe qui débutera le 7 février prochain contre l’Ecosse en croisant les doigts pour qu’il n’y ait pas, d’ici là, de nouveaux joueurs blessés…
Devant, rien de nouveau :
Mis à part Fabien Barcella absent sur blessure, tous les cadres sont là. Il y a donc peu d’incertitude sur la composition de départ. Qui à gauche entre Domingo et Marconnet pour remplacer le Biarrot ? Qui en 3ième ligne entre Picamoles et Ouedraogo ? Qui en 2ième ligne entre Nallet, Millo-Chluski et Chabal ? Et ceci sachant que tout le monde jouera au bout des 80 minutes, quoi qu’il arrive. En pilier, Thomas Domingo est en pleine forme, à l’image de son équipe. Le seul inconvénient c’est que le coaching de Vern Cotter l’oblige à ne jouer que des bouts de matchs ( moins de 60 minutes comme titulaire et moins de 30 mn comme remplaçant ), ce qui peut lui causer tort aux yeux des sélectionneurs, ceux-ci craignant qu’il manque de rythme en tant que titulaire. Sylvain Marconnet, de son côté, présente maintenant un profil plus de pilier droit. Dans une option de mobilité choisie par les entraîneurs, je dirai avantage Domingo mais Marconnet, en tant que leader des avants, peut être préféré si, par exemple, Lionnel Nallet n’était que remplaçant. Le Parisien peut aussi postuler à droite mais avec le choix en 4ième pilier de Ducalcon, droitier, cette possibilité ne semble pas avoir la préférence de Didier Retière.
En 2ième ligne, justement, Lionel Nallet parait incontournable en tant que capitaine mais aussi parce qu’il revient en forme ces dernières semaines. Romain Millo-Chluski, sur la lancée de la tournée d’automne et de ses performances devrait garder un poste de titulaire. Sébastien Chabal garde ma préférence, notamment pour sa qualité de preneur de balle où il a sacrément progressé depuis qu’il joue 2ème ligne en équipe de France, mais il devrait débuter sur le banc.
En 3ième ligne, 2 options possibles : soit renforcer la puissance de l’équipe de France avec une association Dusautoir-Picamoles-Harinordoquy soit jouer sur le dynamisme et la mobilité avec Dusautoir-Harinordoquy- Ouedraogo. Marc Lièvremont optera sûrement pour cette 2ième option qui est récurrente depuis qu’il a pris ses fonctions et qui a l’avantage, en plus, d’offrir une option supplémentaire en touche avec Fulgence Ouedraogo.
Composition probable du pack : Domingo – Servat – Mas – Nallet – Millo-Chluski – Dusautoir- Harinordoquy – Ouedraogo
Derrière, pas tant de choix que cela :
Le groupe des trois-quarts semble offrir un choix des possibles infini. Ce n’est pas aussi vrai que cela. On peut, dès à présent, éliminer Estebanez qui est sélectionné, semble t’il, au centre parce qu’il joue ouvreur en club ! Cette première convocation est une façon d’évaluer un joueur au potentiel intéressant mais ne devrait pas déboucher immédiatement sur une sélection. Sauf blessure bien sûr. J’ai un peu peur qu’il n’en soit de même pour Aurélien Rougerie. Les sélectionneurs le récompensent pour ses performances actuelles et souhaitent lui ouvrir à nouveau les portes de Marcoussis mais pas obligatoirement celles du XV de départ. Pour Julien Malzieu, c’est aussi un retour. Est-ce qu’il jouera dès le match contre l’Ecosse ? La tendance pourrait être de le relancer plus tard dans la compétition.
Voyons maintenant les joueurs qu’il reste dans la ligne de trois-quarts : pour les ailes, les 2 favoris sont Vincent Clerc, le seul ailier Toulousain à être passé entre les gouttes, et Benjamin Fall, qui a marqué des points contre les Samoas même si jouer à Bayonne en ce moment n’est pas la meilleure promotion possible… Au centre, où tout est à refaire avec la blessure de Maxime Mermoz, il ne reste, semble t’il, que Yannick Jauzion, Matthieu Bastareaud et David Marty. Chaque joueur à des qualités indéniables mais il est difficile de constituer une paire dont la complémentarité serait évidente. Celle qui pourrait l’être le plus, c’est l’association Jauzion – Marty qui a, en plus, l’expérience de la Coupe du Monde 2007 pour elle. Mais comme, à mon avis, Emile N’Tamack considère que son premier choix est Matthieu Bastareaud, la sélection se complique. Jauzion ou Marty avec la boule de dynamite ??? Peut-être Yannick Jauzion, prime à l’expérience et à un bon retour en forme lors de ses derniers matchs mais je demande à être convaincu par le bon fonctionnement d’une telle paire…
A l’arrière, 2 joueurs ont réussi de belles performances pile au moment où l’opinion public les donnait perdu pour l’équipe de France : Alexis Palisson et Clément Poitrenaud. Avantage au Toulousain au nom de l’expérience et de la maîtrise d’un poste certainement sollicité par le jeu au pied Ecossais ? Attention quand même car l’explosivité du Briviste et sa capacité de relance doit bien plaire à Emile N’Tamack…
La charnière enfin. Après une course par élimination, le choix s’est apparemment imposé de lui-même. Morgan Parra, qui s’impose à Clermont au bon moment et François Trinh-Duc, au nom de ses performances contre les All Blacks en juin et les Sud-Africains en novembre. Mais Benjamin Boyet, au vu des propos dithyrambiques du sélectionneur français, devrait se trouver en position de titulaire au cours de ce Tournoi.
Composition probable des trois-quarts : Parra – Trinh-Duc – Clerc – Jauzion – Bastareaud – Fall – Poitrenaud
Un mot sur les absents :
Pas grand chose à dire sur les absences de Médard et Heymans qui payent d’abord la bonne forme de leurs concurrents. Par contre, au vu du besoin de reconstruire une paire de centre en l’absence de Maxime Mermoz, je suis surpris de la non sélection de Florian Fritz dont l’association avec Matthieu Bastareaud pourrait se révéler étonnante et à un degré moindre de Yann David, un talent pur qui doit continuer à progresser et qui, lui, ne parait pas aujourd’hui pouvoir être associé avec le centre Parisien.
Au niveau des ailiers, je pense que l’ailier le plus performant côté Toulousain est Donguy. Espérons que l’on aura l’occasion de le voir très vite sous le maillot bleu…
Composition probable de l’équipe de France : Poitrenaud – Fall – Bastareaud – Jauzion – Clerc – Trinh-Duc- Parra – Ouedraogo – Harinordoquy – Dusautoir- Millo-Chluski - Nallet – Mas – Servat – Domingo
Groupe de l’équipe de France pour le match contre l’Ecosse ( 7 février 2010 ) :
Arrières (10) : Bastareaud, Clerc, Estebanez, Fall, Jauzion, Palisson, Poitrenaud, Marty, Rougerie, Malzieu.
Demis (4) : Boyet, Elissalde, Parra, Trinh-Duc
Avants (16) : Chabal, Domingo, Dusautoir, Harinordoquy, Lapandry, Bonnaire, Marconnet, Mas, Millo-Chluski, Nallet, Ouedraogo, Papé, Picamoles, Ducalcon, Servat, Szarzewski.