Dans la semaine des 3 dimanches ( ou plus exactement des 3 matchs ), le choix du mercredi se porte sur le Stade Français, il faut dire facilité par la bonne volonté Castraise de début de match, qui fait la différence avec 3 joueurs. Derrière Montpellier pour sa belle résistance, et le Racing-Métro pour la détermination de Nallet et Cicéro, les 2 figures de prou d’une équipe qui démarre fort, devancent le peloton avec 2 joueurs. Ensuite, que ce soit Perpignan et Biarritz, La Rochelle et Toulon, l’équilibre parfait est, ici, de mise avec 1 joueur chacun, complété par Bourgoin, Bayonne pour les vainqueurs et Toulouse et Clermont côté vaincus.
Arrière : Tian ( Bourgoin )
Ailiers : Ligaïri ( La Rochelle ) – Phillips ( Stade Français )
Centres : Bastareaud ( Stade Français ) - Doumeyrou ( Montpellier )
Ouvreur : Bézy ( Toulouse )
Demi de mêlée : Audy ( Bayonne )
3ième lignes : Lund ( Biarritz ) - Lauaki ( Clermont ) - Ouedraogo ( Montpellier )
2ième lignes : Nallet ( Racing-Métro ) - Tchale-Watchou ( Perpignan )
1ère Lignes : Heyman ( Toulon ) - Szarzewski ( Stade Français ) - Cicero ( Racing-Métro )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
3 septembre 2010 dans
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Le grand gagnant du week-end est, cette fois, Toulouse qui avec 3 joueurs fait oublier le 0 de la semaine dernière. Derrière, un peloton de 4 clubs avec 2 joueurs : Clermont, Racing-Métro, Agen et La Rochelle. Soit les 2 promus avec 2 joueurs chacun ! C’est du jamais depuis 2008 pour L’équipe de Bénézech et ça augure de belles choses pour la suite de la saison de Top14. Les mauvais élèves sont, cette semaine, Bourgoin, Brive, Biarritz, Perpignan et Toulon. Ces équipes nous doivent une revanche. Cela tombe bien, il faut rejouer dès mercredi. Tous ne se rattraperont pas, mais entre Perpignan et Biarritz, il y aura fiorcément des déçus…
Equipe de Bénézech du 30 août 2010 :
Arrière : Poitrenaud ( Toulouse )
Ailiers : Clerc ( Toulouse ) – Huget ( Bayonne )
Centres : Baï ( Castres ) - VuliVuli ( Racing-Métro )
Ouvreur : Courrent ( Agen )
Demi de mêlée : Ferrou ( La Rochelle )
3ième lignes : Bonnaire ( Clermont ) - Vermeulen ( Clermont ) - Giraud ( Montpellier )
2ième lignes : Flanquart ( Stade Français ) - McGowan ( La Rochelle )
1ère Lignes : Kouider ( Agen ) - Servat ( Toulouse ) - Cicero ( Racing-Métro )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
30 août 2010 dans
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Chronique du lundi 30 août 2010.
Toulon a encore perdu à domicile. Apparemment rien de grave, ce n’est qu’un problème de pas de chance et de fautes individuelles si l’on écoute le manager Philippe St André : »on a été victime d’un scénario horrible. On n’a manqué ni d’envie, ni d’enthousiasme mais, à chaque fois que l’on était en train de revenir, on se prenait un essai… Sur 70 plaquages, on en a loupé 12. Quand on rate plus de 10% de plaquages en Top14, la défaite est presque toujours au bout. » Philippe St André a forcément raison… d’utiliser les chiffres à son avantage. Car mettre la défaite sur le compte d’erreurs individuelles permet d’éviter de parler de ce qui fâche, comme nous allons le voir.
Une composition d’équipe qui n’en est pas une.
Dire dans la même déclaration que les joueurs ont fait preuve d’envie et d’enthousiasme et qu’ils ont été mauvais au plaquage pose question. Normalement, quand les joueurs se trouent au niveau des plaquages, c’est soit qu’ils manquent justement d’envie soit que l’organisation collective en défense est défaillante. Apparemment, selon Philippe St André, ce n’est pas la première raison. Ce devrait donc être la deuxième, le manque d’organisation. Mais, malgré le côté chien fou de Van Niekerk qui, sur ce match, n’a peut-être pas aidé ses coéquipiers, mettant son envie et sa détermination au-dessus de l’organisation, je ne pense pas que la raison principale soit à chercher de ce côté-là. J’irai plutôt regarder du côté de la composition d’équipe et de l’incapacité des joueurs Toulonnais à être perforant face au Racing-Métro.
Lorsque l’on regarde le XV de départ Toulonnais au niveau des 2ème et 3ème lignes c’est à dire Chesney – Suta – Van Niekerk – Smith – Fernandez-Lobbe, il y a de quoi se poser des questions. Toulon a démarré son match avec 4 troisième lignes ailes et 1 seul deuxième ligne, ce qui présente de gros inconvénients en termes de puissance et, ce, d’autant plus lorsque l’on joue face au pack Parisien. Je m’explique. A mon avis, Jocelino Suta est un excellent joueur mais son véritable poste est 3ème ligne aile. Van Niekerk et Fernandez Lobbe sont tous les 2 exceptionnels mais ils ont un profil quasi identique avec de la vitesse, une qualité de main et de placements. Georges Smith a fait toute sa carrière comme 3ème ligne gratteur, pas comme 8 pourfendeur de défenses ! Philippe St André peut se défendre en argumentant que des joueurs de ce niveau peuvent s’adapter par leurs qualités naturelles. Et c’est là où le bât blesse. L’équipe de Toulon, ce vendredi, s’est montrée très déséquilibrée dans sa composition, ce qui s’est traduit par un manque de puissance qui n’a jamais mis le Racing-Métro en position de rupture mais a, au contraire, permis aux Parisien de maîtriser ce match et de contrer les Toulonnais par une puissance physique beaucoup plus grande. Si, en plus, on ajoute à cela le problème d’animation offensive que connaît Toulon depuis la saison dernière, cela fait beaucoup pour espérer gagner des matchs.
S’il veut retrouver son équipe, Philippe St André doit faire des choix et mettre des stars sur le banc. Il va devoir construire une 2ème ligne qui soit, non seulement suffisamment solide, armée pour le combat, mais aussi qui soit présente en mêlée fermée. Schofield – Chesney semble le choix le plus évident avec Sénékal mais cela parait un peu court pour tenir toute une saison quand on voit les effectifs adverses. En 3ème ligne, il y a pléthore de choix et de talents, ce qui ne va pas rendre la vie du manager facile. Enfin, quand je dis pléthore de choix, je ne parle pas du numéro 8, c’est d’ailleurs le gros problème de Toulon. En effet, si l’on cherche à composer une 3ème ligne avec un numéro 8 puissant, Toulon ne possède que Auelua qui, en plus, joue plutôt par intermittence. Pourtant, si le RCT veut tenir la distance face à des équipes comme Clermont avec Vermeulen et Lauaki, Toulouse avec Picamoles et Sowerby, Racing-Métro avec Chabal, Perpignan avec Tuilagi,… il va falloir soit utiliser Auelua dès le début de match et pour au moins 50 minutes, soit trouver un joueur puissant qui puisse faire l’affaire. Et c’est là où les choses se compliquent. Mis à part Jocelino Suta je ne vois personne capable de remplir le rôle. Le problème, c’est que ce joueur est venu tard au rugby et il lui manque l’expérience du poste et surtout la dextérité manuelle pour y exceller. A vrai dire, je n’ai pas de solution idéale à proposer en 8 et j’ai l’impression que Philippe St André non plus. A moins qu’il trouve un jocker médical qui soit un 8 puissant et perforateur.
Une fois le problème du 8 résolu, il faut savoir qui va jouer à côté. Sur leur talent pur, les choix évidents sont Van Niekerk, le capitaine, et Fernandez-Lobbe, qui par ses qualités naturelles est peut-être le meilleur au monde. C’est possible mais, encore une fois ces 2 joueurs ne sont pas complémentaires et les aligner en même temps dans l’équipe sous-entend que Toulon va produire un maximum de jeu à la main pour les utiliser tous les 2 sur leurs points forts. Le problème, on va le voir dans le chapitre suivant, se déplace alors au niveau de Johny Wilkinson qui a un ratio de coups de pied par match à respecter. La 3ème ligne idéale sur le papier en termes de complémentarité c’est Van Niekerk pour le rayon d’action – Auelua pour la puissance et Smith pour le combat, la défense et la récupération des ballons. Fernandez-Lobbe devient le suppléant de Van Niekerk, El Albd celui de Smith et peut-être Suta celui de Auelua. D’un coup cette 3ème ligne m’aurait semblé mieux armé pour lutter contre le Racing-Métro. Reste à voir maintenant le jeu pratiqué.
Quel jeu pour quelle équipe ?
La question mérite d’être posée car, très vite, Toulon va être victime de schizophrénie. Avec Van Niekerk et Fernandez-Lobbe en 3ème ligne, 3 ailiers dans la ligne de trois-quarts, Toulon semble disposé à produire un gros volume de jeu. A une exception près. Le problème, c’est que cette exception n’est pas des moindre puisqu’il s’agit de Johny Wilkinson dont Toulon est grandement dépendant. L’ouvreur anglais, par son positionnement très loin de la ligne d’attaque et sa volonté de, d’abord, s’appuyer sur un jeu au pied consistant avant d’envoyer des ballons à l’aile, ne correspond pas à la composition d’équipe de vendredi. Si le pack est composé avec 4 troisième-lignes aile, il y a obligation à produire beaucoup de temps de jeu et d’asphyxier un adversaire qui sera, de fait, plus lourd. Or, Johny Wilkinson n’est pas le bon ouvreur pour cette stratégie. C’est Felipe Contenpomi qui a un jeu beaucoup plus tourné vers l’offensive.
Mais il parait impossible de se passer de celui qui est que le joueur clé de Toulon. En plus, vu les résultats actuels il n’est pas question pour Philippe St André de se passer Johny Wilkinson qui, à lui tout seul, peut faire gagner l’équipe. Du coup, si, au moment de décider de son XV de départ, le premier nom choisi par le manager Toulonnais est l’ouvreur anglais, il n’a plus le choix ensuite dans la composition de son équipe et dans la manière de jouer. Comme il y aura des chandelles et des ballons rendus au pied, il faut renforcer la pression défensive avec Georges Smith qui retrouve son rôle naturel de 3ème ligne aile grateur. A ses côtés, le capitaine Van Niekerk qui, on le souhaite, doit se baisser un peu plus pour éviter de rater ses plaquages et de prendre un carton jaune. Pour le poste de numéro 8, le choix sera cornélien entre Auelua, le choix de la raison, et Fernandez-Lobbe, le meilleur joueur de l’équipe mais qui ne jouerait pas à son poste et créerait un déficit de puissance. Difficile…
Du moment que Johny Wilkinson est sur le terrain, le jeu pratiqué par Toulon ne peut être l’attaque à tout va et doit s’équilibrer entre occupation du terrain, pressing haut et alternance avec une ligne d’attaque qui arrive à prendre de la vitesse sur les extérieurs grâce à la vitesse de Sackey, Wulf, Loamanu et Lovobalavu. Ce n’est qu’en retrouvant ce semblant d’équilibre que Toulon peut aspirer à une certaine sérénité. En tout cas, il va falloir que Philippe St André se pose très très vite les bonnes questions et acceptent de faire des choix dans sa pléiade de stars. Sinon, les désillusions ne sont pas prêtes de s’arrêter du côté de Mayol…
Le grand gagnant du week-end est Montpellier qui avec 3 joueurs profite de son excellent match contre le Racing-Métro. Suivent derrière Castres, Toulon et surprise, La Rochelle qui même en ayant perdu à Paris est présente dans L’équipe de Bénézech avec 2 joueurs. A l’opposé, il est à noter un fait assez rare, Toulouse n’a aucun joueur présent, signe d’un match raté des Stadistes, comme aussi Biarritz, le Racing-Métro et l’USAP. Les gros semblent démarrer laborieusement ce Top14…
Equipe de Bénézech du 23 août 2010 :
Arrière : Teulet ( Castres )
Ailiers : Combezou ( La Rochelle ) – Nagusa ( Montpellier )
Centres : Rougerie ( Clermont ) – Doumayrou ( Montpellier )
Ouvreur : Beauxis ( Paris )
Demi de mêlée : Ferrau ( La Rochelle )
3ième lignes : Masoe ( Castres ) - Vosloo ( Brive ) - Suta ( Toulon )
2ième lignes : Chesney ( Toulon ) - Boutaty ( Bayonne )
1ère Lignes : Kouider ( Agen ) - Ladhouie ( Montpellier ) - Tchougong ( Bourgoin )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
Chronique du lundi 23 août 2010
La Nouvelle-Zélande a remporté le Tri-Nations 2010 alors qu’il reste encore 3 journées et que l’équipe a démontré une capacité à se sortir de toutes les situations. Menés, à quelques minutes du coup de sifflet final, par des Sud-Africains dont l’impact physique avait été impressionnant en 1ère mi-temps, les All blacks ont réussi, malgré un nombre de fautes impressionnant à ce niveau, à toujours rester dans le match pour accrocher le bonus défensif qui était l’objectif initial et, même mieux, à marquer 2 essais en moins de 4 minutes pour renverser la situation et l’emporter 29 à 22. Est-ce à dire que les néo-zélandais sont et seront intouchables dans un an ?
Les forces de cette équipe : sa capacité à marquer des points dans toutes les situations.
La performance des All Blacks face à l’Afrique du Sud est loin d’être parfaite. Les joueurs néo-zélandais ont été dominés physiquement à l’impact pendant une grande partie du match, à tel point qu’ils ont concédé un nombre de fautes impressionnant qui, normalement aurait dû leur coûter le match. Néanmoins, ils ont réussi à marquer 29 points à une défense Sud-Africaine qui, même si elle a craqué à la fin du match, avait fait preuve d’une bonne organisation et d’une agressivité au plaquage qui aurait mis à mal beaucoup d’équipes. Avant cela, les néo-zélandais avaient battu 2 fois leur adversaire en dépassant les 30 points et 2 fois les Australiens en marquant notamment 49 points lors du 1er match. C’est vraiment cette capacité à marquer des points qui est impressionnante. Les All Blacks ont marqué 20 essais en 5 matchs, ce qui veut dire 4 essais par match ! Si on rajoute les points au pied de Dan Carter, cela commence à faire beaucoup, beaucoup de points. Sur le match de ce week-end, la défense Sud-Africaine a été performante puisqu’elle n’a encaissé que… 29 points ( pour être honnête, elle a été très performante pendant 77 minutes avec 1 seul essai encaissé puis s’est écroulée ensuite ). Quand on regarde la répartition des marqueurs d’essai, on retrouve 14 essais qui sont l’oeuvre des trois-quarts dont 8 essais par le triangle arrière. Attention, quand même, Muliaina marque 4 essais à lui tout seul et les ailiers sont 4 à marquer chacun un essai, ce qui finalement n’est pas exceptionnel. Par contre, au centre, Ma’a Nonu a performé 3 fois. Les avants ont, eux, marqué 6 essais soit un peu moins d’un tiers des essais avec 2 réalisations pour McCaw et… Woodcock. La Nouvelle-Zélande n’est pas qu’une traction arrière et les adversaires des All Blacks ont souffert face à un pack qui a su être performant.
Au niveau des individualités, la saison 2010 aura permis à un certain nombre de joueurs de progresser et de véritablement montrer leur potentiel à côté des valeurs confirmées comme McCaw, Carter, Smith et Nonu dont l’association semble atteindre une certaine harmonie qui n’est pas une bonne nouvelle pour les adversaires, Muliaina, qui est revenu de blessure plus solide physiquement et très performant dans ce Tri-Nations, et Thorn qui a été exceptionnel de bout en bout. J’ai apprécié la montée en puissance de la 3ième ligne Read – Kaino qui, sur certains matchs, a survolé physiquement le match. A la mêlée c’est Weepu qui, pour moi, a le plus progressé. Il accélère le jeu et fait généralement les bons choix en étant un animateur solide et dangereux. La comparaison avec Cowan sur le match de samedi est révélatrice, même si Cowan revient de blessure et a joué au moment où les All Blacks était dominé. Devant, l’arrivée des frères Franks fait du bien au pack Néo-Zélandais, même si la mêlée Black a encore souffert ce week-end. La touche néo-zélandaise reste performante, elle a réussi à voler des ballons aux Sud-Africains, la référence en la matière même si Botha et Rossouw n’étaient pas là. Donnelly y est certainement pour quelque chose même si son jeu a des déchets par ailleurs.
On peut en tout cas conclure que les All Blacks possèdent un groupe qui donnent des garanties d’homogénéité beaucoup plus importantes à la fin de ce Tri-Nations même si, comme on va le voir, tout n’est pas aussi beau qu’il pourrait paraître. Au moment d’en finir sur les points forts, il ne faut pas oublier la capacité de cette équipe à défendre. On l’a vu notamment contre l’Australie ( 2ème match ) où l’organisation de la défense néo-zélandaise a impressionné. Même quand cette équipe ne marque que 20 points, elle est capable de défendre suffisamment pour remporter la rencontre…
Les faiblesses de cette équipe : Elles existent et pourraient ressortir en 2011.
Est-ce que la Nouvelle-Zélande a autant d’avance que cela sur ses adversaires et restera autant dominatrice l’année prochaine, pour la Coupe du Monde ? Pour répondre a cette question, il faut aussi regarder l’état des adversaires. En effet, mis à part le niveau d’engagement physique fourni, l’équipe Sud-Africaine n’a pas montré grand chose si ce n’est justement, son incapacité à montrer une quelconque intelligence de jeu. Sa charnière a été quelconque, voire pire même quand Morné Steyn a relancé les Blacks en tapant directement dans l’en-but une pénalité. Il manque un certain nombre de joueurs cadre et le retour de Mtawarira, Botha, Brussow et surtout DuPreez, François Steyn, Fourie devrait permettre à Habana et Aplon de se mettre enfin en évidence même si la question de l’ouvreur est loin d’être résolue. Les All Blacks l’ont emporté ce week-end car ils maîtrisent très bien leur rugby, ils ont un esprit et une force collectives supérieures à leurs adversaires et ils ont, bien sûr, des joueurs de grand talent. Cela fait la différence en 2010 mais en 2011 où, à partir de juillet toutes les équipes seront placées dans les mêmes conditions et avec un envie d’être champion du Monde très forte, je ne pense pas que la Nouvelle-Zélande possédera un véritable avantage autre que celui du terrain. Et encore, celui-ci, avec la pression que représentera le poids d’une nation, pourrait se retourner contre l’équipe. Comme lors des éditions précédentes où les All Blacks étaient largement favori avant, il n’y a aucune certitude quant à la possible domination de cette équipe.
Les preuves d’une possible faiblesse All Blacks ? Elles sont à mon avis de plusieurs ordres. D’abord devant. On a vu la mêlée néo-zélandaise souffrir face à son adversaire et ne toujours pas avoir retrouvé le niveau qu’elle avait lorsque Karl Heyman jouait. C’est vrai qu’il y a du mieux depuis l’incorporation des frères Franks en plus de Woodcock mais cela reste encore fragile. Je crois que Ben Franks, le droitier, va devenir sans problème une référence mondiale à son poste, mais, pour cela, il a besoin de matchs et la Coupe du Monde risque d’arriver un peu tôt. Mettre sous pression la mêlée néo-zélandaise reste, pour des équipes comme la France, une bonne opportunité pour bloquer au près la 3ème ligne Black et obliger Carter à jouer en reculant. Au niveau de la touche, on a vu que celle-ci restait performante et avec la progression du jeune Whitelock, 2m02, et le possible retour d’Ali Williams, ça peut vite devenir compliqué de défier cette équipe à ce niveau-là. En 3ème ligne l’association Kaino Read a montré de belles choses pendant le Tri-Nations mais je ne trouve pas ces 2 joueurs très complémentaires. Pour le moment, le talent de McCaw donne à la troisième ligne All Black un niveau d’excellence hors du commun, mais si le capitaine venait à manquer, on se rendrait très vite, comme lors de la victoire française en 2009, que la 3ème ligne néo-zélandaise, mis à part sa densité physique, reste moyenne pour ce niveau.
Ce qui rend les All Blacks si exceptionnels actuellement, c’est le niveau hors du commun de 3 de ces joueurs : Richie McCaw, Dan Carter et Mils Muliaina. Même si Méalamu, Thorn, Nonu et Smith sont , eux aussi, d’excellents, si ce n’est plus, joueurs, la différence entre la Nouvelle Zélande et le reste du monde vient de la qualité de ces 3 là. Et comme on l’a vu en 2007 lors du fameux quart de finale de Cardiff, si une équipe arrive à museler McCaw parce qu’il subit la pression du pack adverse, que Carter est blessé et que Muliaina a peu de ballons à jouer, d’un coup cette équipe perd de sa superbe. Et c’est d’autant plus vrai qu’il semble y avoir un gouffre avec le reste des joueurs et que la Nouvelle Zélande semble manquer d’une génération intermédiaire de qualité entre les trentenaires et les très jeunes joueurs. C’est pour moi révélateur au niveau des ailiers où Rokocoko n’est plus irrésistible mais reste présent car ses possibles remplaçants manquent d’expérience. Le problème des néo-zélandais c’est que le super14 n’est pas une compétition qui aide les joueurs à mûrir. Elle les fait certainement progresser physiquement mais elle ne remplace pas la complexité d’une compétition sous forme de championnat où les risques de descente créent des contraintes fortes et un cadre psychologique intéressant.
En tout cas, une chose est sure, pour battre la Nouvelle-Zélande, il faut remporter le combat. A ce niveau-là, la France a toutes ses chances comme l’Afrique du Sud bien sûr, et même l’Australie, l’Angleterre voire une équipe Argentine survoltée. C’est bien sûr un challenge exceptionnellement dur à remporter mais il me semble, qu’en 2011, il restera tout à fait possible pour plusieurs équipes dont une équipe de France qui serait à son meilleur niveau…
Et voici la 1ère équipe de Bénézech de la saison. Une équipe qui a fière allure, déjà, avec pas moins de 12 clubs représentés et les honneurs pour Bayonne et Perpignan avec 2 joueurs chacun. Derrière c’est le Racing-Métro, Toulouse, Biarritz, le Stade Français, La Rochelle pour les vainqueurs et Montpellier, Toulon, Clermont, Brive et Agen pour les vaincus qui placent chacun un de leurs joueurs dans les 15. Félicitations à l’arrière d’Agen Cazeaux qui, pour son premier match en Top14, dans un contexte pas évident du tout, a fait preuve de culot…
Equipe de Bénézech du 16 août 2010 :
Arrière : Cazeaux ( Agen )
Ailiers : Huget ( Bayonne ) – Fofana ( Clermont )
Centres : Kefu ( Toulon ) – David ( Toulouse )
Ouvreur : Boyet ( Bayonne )
Demi de mêlée : Ferrau ( La Rochelle )
3ième lignes : Matadigo ( Montpellier ) - Lund ( Biarritz ) - Cronje ( Racing-Métro )
2ième lignes : Alvarez-Kairelis ( Perpignan ) - Linde ( Bayonne )
1ère Lignes : Mas ( Perpignan ) - Szarzewski ( Stade Français ) - Kinchagichvili ( Brive )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
Chronique du lundi 16 août 2010
Après la 1ère journée de Top14 et à la suite de l’ensemble de la période de préparation, il est temps de faire un tour complet des forces en présence dans cette saison pré-Coupe du Monde qui s’annonce des plus excitante et de s’amuser au jeu des pronostics, même si cela si tôt dans la saison ne veut pas dire grand chose, bien sûr…
CLERMONT : Gérer l’année d’après.
Le Champion en titre va se trouver face à la même difficulté qu’a rencontré Perpignan la saison dernière. Difficile de ne pas continuer à savourer le Bouclier de Brennus et de se remettre vraiment à penser aux matchs qui viennent, surtout quand il s’agit de se rendre à La Rochelle ou à Castres. Comme les Catalans, les Auvergnats devraient connaitre des sautes d’humeur qui pourraient leur faire vivre des désillusions sur des matchs annoncés comme facile. Par contre, sur les grands rendez-vous, les joueurs Clermontois devraient répondre présent, c’est pour cela que, à la différence de Perpignan, les Auvergnats pourraient réaliser un beau parcours en Coupe d’Europe. C’est une compétition qui leur va bien, leur mêlée est moins mise à l’épreuve et leur jeu complet s’y épanouie plus facilement. En plus, avec le recrutement qui a été fait, la puissance ajoutée de Lauaki et Paulo, en plus du retour de White, le pack Clermontois n’a pas d’égal en Europe si ce n’est le Munster, Toulouse ou Perpignan quand Tuilagi est sur le terrain. Par contre, Clermont n’a toujours pas trouvé la perle rare au centre, ce sera à Aurélien Rougerie de faire la différence à ce poste à moins que Westley Fofana ne soit la belle surprise de la saison, et la grande question est de savoir si Napoleoni Nalaga va continuer de se contenter d’un rôle de 3ème ligne de soutien, comme l’an dernier, ou va redevenir l’équivalent de Jonah Lomu, ce que son potentiel lui permet d’être ?
Pronostic : Demi-finaliste ( ou finaliste si les joueurs trouvent la force mentale d’être régulier tout au long de la saison ).
TOULOUSE : L’épouvantail.
Dès son premier match, les Stadistes ont montré tout le sérieux de leur préparation. A la différence de Perpignan et peut-être de Clermont, ce n’est pas un titre qui va perturber les Toulousains. Guy Novès a un plan, rester invaincu jusqu’à la 6ème journée, au moins, de manière à prendre le plus de points possibles en début de championnat pour être tranquille au moment des matchs de HCup et, surtout, au moment de l’immanquable trou d’air occasionné par le Tournoi des VI Nations. L’une des principales difficulté de la saison dernière avait été de toujours courir après les points pour terminer, au moins, dans les 4 premiers. Ca ne devrait pas poser de problème cette année et avec un recrutement à nouveau ciblé : Vergallo, Nicolas et Lakafia après David, Johnstone et Picamoles l’an dernier, des trois-quarts qui sont obligés de se la donner en club pour s’assurer une place en équipe de France, Toulouse semble plus fort que la saison dernière. Seul le choix de fin de saison entre les 2 compétitions devrait dicter le résultat final du Stade Toulousain en Top14.
Pronostic : Finaliste et logiquement Champion de France.
PERPIGNAN : Un recrutement raté ?
Il est toujours mieux d’avoir un gestionnaire près de ses sous. Mais quand, comme Perpignan, on fait des économies en 2010 pour faire revenir Dan Carter en 2011 ( c’est ce qu’ils espèrent ) ou en 2012 ( c’est plus réaliste ), on prend le risque de gâcher une saison par la simple absence d’un joueur de haut niveau à ce poste stratégique. Nicolas Laharrague pourrait être le titulaire mais il est trop souvent blessé. Seul Gavin Hume semble pouvoir tenir le rôle sur la longueur d’une saison mais à condition de le soulager avec le jeu au pied de Jérôme Porical. A moins que la blessure de David Mélé, qui malheureusement semble grave, ne permette au Catalan de réagir et d’engager l’oiseau rare dans l’hémisphère Sud. Au centre, Maxime Mermoz se doit une revanche à lui-même et doit encore confirmer sa première saison Catalane formidable. Devant, c’est toujours aussi solide, comme on l’a vu vendredi face à Clermont, l’esprit de solidarité et de corps fait plaisir à voir, même si le titulaire à gauche, Perry Freshwater semble faire son âge dès qu’il s’agit de se déplacer sur le terrain. En plus du problème de 10, les blessures longue durée paraissent plus fréquentes à Perpignan qu’ailleurs. Peut-être qu’il faudrait revoir le niveau d’intensité des entraînements avec opposition car, sinon, l’handicap va devenir insurmontable pour une équipe qui a déjà l’habitude de se pénaliser toute seule par son attirance pour les cartons ( exemple de Vilaceca vendredi soir qui va certainement se voir sanctionner d’une peine très lourde, 6 mois ou même la saison me paraissent des peines normales pour un piétinement volontaire du visage ).
Pronostic : Demi si le barrage se joue à Aimé Giral.
TOULON : Capable de faire mieux qu’en 2010 ?
Toulon s’est pris les pieds dans le tapis pour son premier match à Mayol. Et alors ??? Et alors, on va connaître le destin de cette équipe dès la semaine prochaine. Le déplacement à Biarritz est maintenant essentiel. Une victoire au Pays Basque et les joueurs de Philippe St André seront à nouveau capable d’afficher leurs ambitions, une défaite, par contre, pourrait annoncer une saison plus diffcile à maîtriser dans le contexte passionné du sud-est de la France, d’autant plus que le match suivant verra la réception du Racing-Métro, une équipe qui sait punir les équipes qui doutent. Attention, donc, la semaine du 16 août sera essentielle pour le reste de la saison. En tout cas, ce serait dommage que ce qui est une très belle équipe sur le papier n’arrive pas à s’exprimer dans le jeu. Toulon a montré de belles choses la saison dernière mais a été pénalisée par ses points faibles, un seul pilier droit au niveau, un manque de puissance au niveau du pack, il serait dommage que cette saison ne permette pas à l’équipe de progresser. En plus, je suis curieux de voir comment Philippe StAndré va gérer l’utilisation de Jonhy Wilkinson et de Felipe Contenpomi dont le positionnement sur le terrain est quasiment à l’opposé ce qui peut, soit poser de gros problèmes d’organisation dans le jeu de l’équipe, soit amener des solutions supplémentaires selon les oppositions.
Pronostic : Finaliste.
RACING-METRO : Définitivement plus équilibré.
Le Racing-Métro était, la saison dernière, une formidable traction avant qui fonctionnait par à-coup lorsque il s’agissait de passer en mode arrière. Qu’à cela ne tienne, Jacky Lorenzetti a mis sa puissance financière en jeu pour aller recruter Juan-Martin Hernandez, Benjamin Fall, Albert VuliVuli, Nicolas Durand et Miro Bergamasco pour épauler François Steyn et Sireli Bobo. D’un coup, tout devient simple et l’équipe doit, cette saison, pouvoir être complète dans toutes ses lignes. Première démonstration à Brive: échappée de Nicolas Durand pour un essai de Jonathan Wisnieki dès le début du match histoire de rééquilibrer les choses avant que l’essai de Cronje ne vienne parachever une victoire collective. Attention quand même à la guerre des égos. Si tout était plus facile la saison de l’arrivée dans l’élite, il faudra, cette année, confirmer la capacité de chaque joueur de se mettre au service du collectif. Et ça, des fois, avec des trois-quarts un peu trop doués, peut devenir difficile à mettre en oeuvre. En tout cas, le Racing-Métro version 2010-2011 doit confirmer la saison précédente et il en a les moyens. Seule inconnue : la gestion de la HCup avec une poule difficile qui va couter de l’énergie mais comme Pierre Berbizier a aussi su recruter devant, que mis à part Chabal, Nallet, Hernandez, Bergamasco et Dellape, il n’y a pas d’internationaux, l’arrivée en HCup devrait, au contraire, permettre à l’équipe de continuer à progresser.
Pronostic : barrage ou demi-finale selon où et contre qui se jouerait le barrage mais, attention, cette équipe peut créer la surprise en phases finales car elle a la capacité de modifier la hiérarchie établie.
BAYONNE : La surprise de la saison ?
Si je positionne l’Aviron Bayonnais si haut dans la hiérarchie, ce n’est pas à cause de sa victoire à Toulon ( c’est surtout les Toulonnais qui se sont vu un peu trop beau et d’autres équipes que Bayonne aurait gagné vendredi à Mayol ) mais surtout de son recrutement. Bayonne tient enfin le recrutement dont tout le club rêvait depuis des années : un ouvreur de haut niveau, Benjamin Boyet, un All Black, Troy Flavell, un ailier Sud-Africain, Jo Pietersen ( ce n’est pas Brian Habana, mais c’est pas mal ), un pilier droit aux portes de l’équipe de France, Clément Baïocco, ainsi qu’un demi de mêlée qui a fait une belle saison, Julien Audy, et un ailier qui a déjà marqué 2 essais à Toulon, Yohan Huget. Avec Christian Gajan et Thomas Lièvremont, l’équipe Bayonnaise a les moyens, cette saison, d’exprimer son potentiel. La victoire à Toulon est un plus qu’il faut savoir faire fructifier. Réception d’Agen, déplacement à Castres, Brive à Dauger, déplacement à Bourgoin et réception de Clermont, il y a des bons coups à jouer pour les Bayonnais qui doivent se placer dans les 3 prochaines journées dans les 6 premiers, de manière à avoir une dynamique positive qui peut les porter tout au long de la saison. Le pack Bayonnais a les moyens d’être bon en conquête tout en restant dynamique et Benjamin Boyet a la capacité de jouer juste et de faire parler la poudre avec les Gerber, Peyras, Pietersen et autres Elhorga.
Pronostic : 6ème ?
CASTRES : Le géant de papier ?
Il y a un an Castres s’imposait à Biarritz et lançait les bases d’un belle saison achevée en barrage. Cette année, Castres a perdu son premier match à La Rochelle, nouveau promu, avec des joueurs qui ont quelque peu refusé le combat proposé. Tout est dit ? On peut espérer que non, bien sûr. Avec la qualité des Masoe, Capoe-Ortega, Diarra, Tillous-Borde, McIntyre, Teulet plus le recrutement de Baï, Murray et Kayser notamment, Laurent Travers et Laurent Labit sont là pour que l’histoire ne se répète pas, mais cela va être compliqué, pour eux, cette saison et il va falloir tout le talent des 2 entraîneurs pour y arriver. Parce que, en plus, une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, le prochain match se déroulera contre Toulouse et les Toulousains n’ont pas fait l’impasse sur le début de saison. Autant dire que Castres va démarrer la saison depuis le bas du classement ? Ce qui est sûr, c’est que le 3ième match au Stade Français donnera une bonne indication pour le reste de la saison sur le classement de ces 2 équipes dans la hiérarchie du Top14. Un Castres avec 3 défaites serait largué pour le reste de la saison et la HCup ne viendrait que compliquer les choses…
Pronostic : 7ème.
BIARRITZ : Pas de progrès ?
Il y avait 2 manières d’analyser la saison 2009-2010 de Biarritz : la réaliste en voyant les difficultés de cet équipe dans le jeu, de sa dépendance aux qualités de Damien Traille et à une densité physique qui a permis d’exister en Coupe d’Europe ou l’optimiste, celle qui croit que la finale de HCup annonce des jours heureux. Apparemment, les Basques sont des gens optimistes de nature car c’est cette 2ème interprétation qu’ils ont choisie. En décidant de ne rien changer, ils prennent le risque énorme de ne pas évoluer et donc de régresser puisque les autres équipes vont continuer, elles, à progresser. J’ai peur que Biarritz confirme cette saison que son vrai niveau est celui montré, l’an dernier, en Top14. Ce n’est pas 2 jeunes Australiens récupérés sur une plage de Sydney, fin juin, qui vont changer grand chose au jeu de l’équipe. Sinon, j’aimerais dire que le positionnement de Damien Traille au poste d’ouvreur peut être un formidable plus pour l’équipe, mais je pense plutôt à l’équipe de France. Pour Biarritz, c’est moins évident car, en étant plus près des 3èmes lignes adverse, il sera plus facile à surveiller et, à moins qu’un Gimenez ou Bosch ou Bond ne se révèle, il n’y aura plus sa qualité de jeu dans la ligne de trois-quarts. Alors, il restera toujours la force du pack pour expédier les affaires courantes, mais cela risque d’être bien insuffisant…
Pronostic : 8ème.
BRIVE : Comme si, comme ça ???
A Brive ça va, ça vient. Les internationaux anglais aussi bien que les résultats. Les joueurs Brivistes manquent de constance et ça se voit même pendant les matchs amicaux. C’est dire si le mal est profond. Le groupe de joueur est intéressant et pas seulement en 3ème ligne ou aux ailes, la conquête parait solide et bien organisée, la charnière peut se montrer créative mais il manque quelque chose. Est ce que Christophe Laussucq et Hugo Mola trouveront la solution ? Le temps leur est déjà compté après la 1ère défaite contre le Racing-Métro et la venue de Perpignan le week-end prochain.
Pronostic : 10ème.
STADE FRANCAIS : Le chaos ?
La vraie question à se poser en ce qui concerne le Stade Français est de savoir si, en s’entraînant si près du périphérique, Lionel Beauxis et consorts ne risquent t’ils pas de provoquer un accident de la circulation ? Sinon, pour le reste, Max Guazzini et les joueurs nous vendent le renouveau d’un club où, mis à part le changement de stade, il n’y a rien de bien innovant. Un nouvel entraîneur pour commencer un nouveau cycle ? Déjà entendu lors de l’arrivée de McKenzie,ainsi qu’un effectif toujours aussi déséquilibré, 1 seul ouvreur, 2 piliers droits, 2 talonneurs, 3 deuxième lignes, c’est un peu limité même si, cette saison, il n’y a pas de HCup à jouer et que cela peut-être une belle occasion de préparer l’avenir avec les jeunes du club. La bonne nouvelle c’est le calendrier qui va permettre d’engranger des points au début et, peut-être éviter de se retrouver en situation trop critique au coeur de l’hiver.
Pronostic : 9ème.
BOURGOIN : La survie ?
Bourgoin est en situation de survie depuis la saison dernière. Mais Bourgoin le sait et connait les qualités nécessaires pour s’en sortir : les valeurs de combat et de solidarité principalement. Le président Gaston Maulin a sauvé l’essentiel en évitant la fuite de tous ses talents. Il a réussi à garder quelques joueurs précieux comme sa 2ième ligne Levast -Basson, Jooste, Tchougong, Genevois, Cowley tout en risquant à chiper Sylvère Tian à Toulon. Bien sûr, reste le problème de l’après Benjamin Boyet à gérer car le rôle de l’ouvreur a été immense dans le maintien. Qui va le remplacer concrètement et psychologiquement ? La saison va être dure et la pression incessante jusqu’à la fin mais les Berjaliens devraient encore une fois avoir les moyens de se sauver.
Pronostic : Entre 11 et 13 avec une option pour la 11ème place.
AGEN : Jeune et innocent.
L’équipe d’Agen découvre le Top14 même si elle dispose d’entraîneurs expérimentés. Elle a démontré un manque de puissance évident face à Toulouse qui sera moins important contre les autres équipes mais quand même. Il va falloir que les Lot et Garonnais musclent leur jeu pour pouvoir durer. La précision des attaques de leurs trois-quarts sera une belle arme mais à condition d’avoir des ballons. Le 5 de devant est juste, il faudra pourtant proposer un alignement en touche qui assure. La 3ème ligne peut être un plus au large, à condition qu’elle ne soit pas aspirée au près par la pression du pack adverse. S’ils arrivent à tenir à ce niveau, la charnière Dupuy – Courrent semble avoir la capacité de gérer le jeu de l’équipe et de la mettre dans le bon sens. Du coup, les jambes des Cazeaux, Dulin, Ahotaeiloa, et, pourquoi pas, Caucaunibuca pourraient enflammer Armandie.
Pronostic : Entre 11 et 13 avec une option pour la 12ème place.
MONTPELLIER : DANGER !
Que Fabien Galthié et Eric Béchu soient d’excellents entraîneurs est une chose certaine. Qu’ils puissent fonctionner, ensemble, en harmonie pose, à mon avis, déjà question. Mais qu’ils puissent assurer le maintien avec l’effectif actuel semble beaucoup plus aléatoire. Il va falloir toute la volonté d’Eric Bechu pour donner des couleurs à la mêlée Héraultaise et toute la persuasion de Fabien Galthié pour faire de Montpellier une équipe qui impose son jeu à ses adversaires. Même s’il y a des joueurs de qualité en plus de Ouedraogo et Trinh-Duc, l’équipe va souffrir si les 2 joueurs partent en équipe de France. Pire même, les Montpelliérains parlent toujours de qualification en HCup alors qu’ils sont loin du compte. La saison va être longue du côté de Montpellier et la pression psychologique négative pourrait coûter cher pour le maintien…
Pronostic : Entre 11 et 13 avec, malheureusement, une option pour la 13ème place.
La Rochelle :
Ils ont gagné leur 1er match contre Castres. Ils ont assuré les observateurs sur leur densité physique et leur capacité au combat. C’est bien mais, malheureusement, cela risque de ne pas être suffisant. Ils vont devoir enchaîner 9 journées avant le premier break du Bouclier Européen qui n’en sera pas un si, jamais, les blessures viennent compliquer le travail de la paire Milhas-Darricarère. Difficile que La Rochelle puisse faire mieux que de faire trébucher des équipes qui viendront perdre pas mal d’illusions au stade Marcel Deflandre mais, quoi qu’il arrive, les Charentais auront de quoi être fier de leur parcours…
Pronostic : Malheureusement, une option pour la 14ème place.
16 août 2010 dans
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C’est la fin de la saison, le temps du bilan. En ce qui concerne l’équipe de Bénézech de la saison internationale, il faut prendre les Tournées de novembre et juin, le Tri-Nations de l’an dernier et le Tournoi des VI Nations. Malgré une fin en roue libre les français figurent en bonne place avec 4 joueurs : l’association Mas – Servat en 1ère ligne, Harinordoquy en 3ème ligne et Parra à la mêlée. Pour le reste, les Sud Africains ont 3 joueurs, ce qui est peu à la vue de leur domination mais ce qui représente une équipe qui est d’abord impressionnante par sa force collective et physique. Les All Blacks et les Australiens font jeu égal avec 3 joueurs chacun. A noter la présence Argentine avec Fernandez-Lobbe et Galloise avec Jamie Roberts au centre. A noter l’absence des joueurs anglais et Irlandais. Mais, au vu de leurs résultats cette saison…
Au niveau des déçus qui n’étaient pas loin d’être dans le 15, on trouve Mealamu, Franks ( pilier droit ), Castrogiovani, Cole, Albacete, Dusautoir, Burger, Croft, Bonnaire, O’Leary, Burgess, Carter ( si proche de Giteau ), Jauzion, Fourie, Earls et Muliana. Pas moins…
Equipe de Bénézech de la saison 2009-2010 :
Arrière : O’Connor ( Australie )
Ailiers : Ione ( Australie ) – Jane (NZélande )
Centres : Roberts ( PdeGalles ) - Smith ( NZélande )
Ouvreur : Giteau ( Australie )
Demi de mêlée : Parra (France)
3ième lignes : Fernandez-Lobbe ( Argentine ) - Harinordoquy ( France ) - McCaw ( NZélande )
2ième lignes : Botha (Afrique Sud) - Matfield ( Afrique Sud )
1ère Lignes : Mas ( France ) – Servat ( France ) - Mtawarina (Afrique Sud)
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
4 juillet 2010 dans
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Pour finir la saison en France, il n’y aura pas un joueur français dans l’équipe de la semaine. Dur mais difficile de ne pas faire triompher une 2nde fois les Argentins avec 6 joueurs, les All Blacks avec 4 joueurs et les autres vainqueurs du week-end avec l’Australie, mais avec le seul Burgess alors que Cooper est battu d’une courte tête par Contepomi, bien sûr, et l’Afrique du Sud, avec le seul Du Plessis qui ressort d’un match facilement gagné. Côté équipes battues, le Pays de Galles a largement tenu tête aux néo-zélandais et mérite 2 joueurs avec James pour la solidité de la mêlée et Roberts pour sa solidité tout court, et l’Irlande qui a tenu face aux Wallabies mérite un accessit avec Jennings. Pour la France, par contre, il faudra attendre la saison prochaine…
Equipe de Bénézech de la semaine du 21 juin 2010 :
Arrière : Curruchaga ( Argentine )
Ailiers : Jane ( NZélande ) – Carballo ( Argentine )
Centres : Roberts ( PdGalles ) - Kahui ( NZélande )
Ouvreur : Contepomi ( Argentine )
Demi de mêlée : Burgess ( Australie )
3ième lignes : Jennings ( Irlande ) - Fernandez-Lobbe ( Argentine ) - McCaw ( NZélande )
2ième lignes : Donelly ( NZélande ) - Albacete ( Argentine ) 1ère Lignes : Du Plessis ( Afrique Sud ) - Ledesma ( Argentine ) - James ( PdGalles )
Chaque semaine je vous propose mon équipe de la semaine avec les 15 joueurs qui m’ont semblé être les plus performants. Vous n’êtes pas d’accord ? Pas de problème ! Envoyez-moi dans votre commentaire le nom du joueur ( un seul nom par commentaire s’il vous plaît ! ) qui vous parait victime d’une injustice de ma part et rendez-vous chaque mercredi, j’intégrerai dans mon équipe les joueurs qui auront reçu le plus de vote de votre part !
Chronique du lundi 28 juin 2010
Quel dommage de finir la saison par un tel camouflé. L’équipe de France a survolé le Tournoi cet hiver mais s’est noyée dans une Tournée qui n’en était même plus une. Tentative d’explications.
Label équipe de France ?
Est ce que l’on peut parler d’équipe de France lorsque manquent à l’appel Servat – Harinordoquy – Jauzion et Traille ( plus éventuellement Chabal et Bastareaud ) ? Difficile de répondre par la positive quand le groupe possède l’expérience des Mas – Nallet – Bonnaire – Dusautoir devant et des joueurs comme Parra, qui a réalisé une grosse saison, Marty, Mermoz, Rougerie et les Toulousains Fritz, Clerc et Poitrenaud derrière. Au niveau des avants, c’est sur, il n’y avait pas de quoi parler d’une équipe bis même si William Servat et Imanol Harinordoquy ont atteint une plénitude dans leur rugby qui en fait des références mondiales. Par contre, derrière, ce n’est pas la même chose. Yannick Jauzion s’est rappelé, cette saison, qu’il restait la référence du poste de centre en France. Son assurance physique et technique en fait un joueur qui peut, même dans un mauvais jour de l’équipe, garder le navire à peu près à flot en remportant malgré tout la bataille du milieu du terrain. Le seul, actuellement, qui puisse le remplacer et remplir le rôle, c’est Damien Traille. Manque de chance, il est blessé. Et comme, dans le même temps, Maxime Mermoz a connu une saison difficile par la succession de blessures et que Florian Fritz n’évolue pas, pour le moment, en équipe de France en situation de confiance, l’équipe de France souffre derrière.
Mais plus que la performance de joueurs qui ont surtout décroché mentalement, je voudrais insister sur les erreurs commises par l’encadrement. Autant, comme je viens de le dire dans le paragraphe précédent, l’équipe de France a présenté une équipe qui tient la route devant, autant derrière on est loin de ce que l’équipe de France doit montrer. C’est dû à quelques absences, c’est dû à un manque de cohésion et peut-être d’envie, mais c’est certainement aussi dû à l’erreur des entraîneurs de composer une ligne de trois-quarts qui, assemblée ainsi, n’a pas le niveau ! Marc Lièvremont et Emile N’Tamack viennent de se faire rappeler ce que sont les règles du haut-niveau. Ils se sont certainement laissé bercer d’illusions par les 2 défaites de l’Argentine face à l’Ecosse, pensant que, du coup, cette équipe Sud-Américaine ne présentait pas un écueil important pour une équipe de France, vainqueur du Grand Chelem. Comme, en même temps, ils ont voulu sanctionner certains joueurs comme Maxime Mermoz pour leur production, où plutôt leur manque de production, face à l’Afrique du Sud, ils ont offert à des Argentins assoiffés de revanche sur eux-mêmes, une victoire qui nous fait mal.
Donner leur chance à Jérôme Porical et Laurent Mazars, relancer Florian Fritz, sanctionner Maxime Mermoz, David Marty et Clément Poitrenaud n’étaient pas, pris individuellement, des mauvaises idées mais faire tout cela en même temps alors qu’en plus, il faut se passer de Yannick Jauzion et Damien Traille, c’est courir à la catastrophe. Et c’est ce qui est arrivé. L’équipe de France n’avait pas les armes pour lutter et ce d’autant plus qu’elle partait battu au niveau de l’engagement et de l’envie de gagner. Les entraîneurs français sont les premiers fautifs de la défaite en Argentine. Ils ont fait une erreur de casting qui vient de l’intégration en même temps de Jérôme Porical et Laurent Mazars ajouté à la réintégration de Florian Fritz à qui ont a demandé de jouer comme Yannick Jauzion et de l’absence de véritable patron, Aurélien Rougerie, le seul qui pouvait tenir le rôle, n’étant pas sur le terrain. Autant la défaite en Afrique du Sud était prévisible, esprit de revanche Sud Africaine + déficit de fraîcheur physique trop important entre les 2 équipes à ce moment de leurs saisons respectives, autant la capitulation de Buenos Aires étaient évitable, au moins au niveau du score. Si un match de rugby se gagne sur l’envie et, de ce côté là, les Argentins étaient bien mieux armés que nous, il n’en reste pas moins que l’équipe de France n’était pas à son niveau ce samedi.
Arrêter de croire que l’on peut avoir 30 joueurs de niveau international :
L’erreur de Marc Lièvremont et d’Emile N’Tamack est de croire que l’on peut « fabriquer » 30 joueurs de même niveau en prévision de la Coupe du Monde. Le problème c’est que cela ne marche pas comme ça, il existe une différence de hiérarchie et de classe entre les meilleurs et les bons joueurs. C’est la règle du haut niveau qui s’applique dans tous les sports. Certains identifiés comme bons joueurs ont la vocation à devenir des grands joueurs à condition de leur donner le temps de travailler pour progresser et surtout de les intégrer dans l’équipe à dose homéopathique. Il existe une hiérarchie et plus on s’en éloigne, plus le risque est grand de ne plus être au niveau. C’est ce qui s’est passé en Argentine avec, il faut l’ajouter, un manque d’humilité des entraîneurs qui ont certainement dû se dire, au moins inconsciemment, que si l’Argentine n’arrivait pas à battre l’Ecosse, alors cette équipe ne présentait pas trop de risque. Ils ont cru, au fond d’eux-même, qu’ils jouaient 2 fois contre la province de Buenos Aires. Et la 2ième fois leur a été fatale.
Sans Yannick Jauzion et / ou Damien Traille, le niveau a tendance à baisser. Mais si l’on aligne une équipe qui, en plus, combine manque d’automatisme et d’expérience, le rendement baisse, d’un coup, considérablement. Et comme en plus de cela, l’équipe de France ne possède pas une charnière capable de peser sur un match, quel que soit la configuration de celui-ci, et notamment lorsque le pack français ne se montre pas dominateur, la défaite parait logique. C’est exactement ce qui s’est passé ce week-end. L’équipe de France avait besoin d’une victoire, il fallait donc aligner une ligne de trois-quarts proche de ce que la France peut proposer de meilleur. Par exemple, j’aurai bien aimé voir ce qu’une association Fritz – Mermoz peut donner. Quitte à relancer le Toulousain autant le faire dans les meilleurs conditions possibles. Et qui nous dit, en plus, que ces 2 là ne sont pas l’avenir de l’équipe de France ? Pas moi en tout cas.
Dans la perspective de la Coupe du Monde l’an prochain, je comprends le soucis de l’encadrement de construire un groupe homogène. Attention, néanmoins, à ne pas faire 2 erreurs. La première consisterait à croire que homogène veut dire avoir 30 joueurs interchangeables. Encore une fois, c’est impossible. Et la 2ème, ce serait de privilégier les rotations pour donner sa chance à un maximum de joueurs au détriment de la cohésion entre les joueurs qui constituent l’ossature de l’équipe. Une équipe type doit, à partir du mois de novembre, se dégager et il sera, ensuite, important de travailler avec elle sur la confiance et la cohésion. Et ce même si elle connaît un jour sans. Les entraîneurs français doivent, à partir de maintenant, assumer leurs choix et s’y tenir. Quitte à se faire violence à pousser des coups de gueule face à des joueurs qui n’ont pas rempli le contrat plutôt que de pratiquer la menace de faire des rotations dont tout le monde sait qu’elles ne sont pas du même niveau.
Dans cette défaite face à l’Argentine, j’ai retrouvé les ingrédients de la 1ère saison de Marc Lièvremont à la tête de l’équipe de France. Même si celui-ci a, cette fois, des circonstances atténuantes dans une tournée pitoyable dans son organisation, le haut niveau vient de lui rappeler une des règles essentielles qu’il devra bien avoir en tête au moment d’attaquer la Coupe du Monde, l’année prochaine…